La Maison blanche renonce aux prisons secrètes à l'étranger

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    WASHINGTON, 5 février (Reuters) - L'administration Trump a 
renoncé, au moins pour le moment, à l'idée de rouvrir des 
prisons secrètes à l'étranger, où des techniques 
d'interrogatoire assimilables à de la torture ont été employés 
par le passé, ont déclaré samedi des responsables américains à 
Reuters. 
    Le New York Times a rapporté que la Maison blanche faisait 
circuler un projet de décret présidentiel sur la sécurité qui ne 
parle plus de prisons secrètes, tout en continuant à défendre 
l'idée, déjà contenue dans une version précédente du projet, 
d'un recours accru au centre de détention de Guantanamo. 
    Un haut responsable de l'administration Trump a confirmé à 
Reuters que l'idée de prisons secrètes avait été abandonnée. 
    "C'était un document de travail qui n'a jamais été pris en 
considération par l'administration", a-t-il dit à propos du 
précédent projet de décret. "Nous l'avons abandonné." 
    Après la polémique suscitée par ce projet, Donald Trump a 
défendu l'usage de la simulation de noyade ("waterboarding") 
contre les suspects de terrorisme, en se disant convaincu que 
"ça marche" pour assurer la sécurité des Etats-Unis. 
    Cette méthode d'interrogatoire controversée, introduite par 
l'administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001, 
a été interdite par Barack Obama et vivement critiquée par les 
services de renseignement eux-mêmes. 
    De sources au fait des discussions, on indique qu'il existe 
de fortes divergences à ce sujet au sein de l'administration et 
qu'un éventuel rétablissement du waterboarding s'est heurté à de 
fortes résistances au sein de la CIA et de l'armée. 
    Ni le nouveau directeur de la CIA, Mike Pompeo, ni le 
secrétaire à la Défense, James Mattis, n'avaient d'ailleurs été 
consultés avant l'élaboration de la première mouture du projet 
de décret. 
    La semaine dernière, Donald Trump a désigné Gina Haspel, qui 
a supervisé l'une de ces prisons secrètes par le passé, comme 
directrice adjointe de la CIA. 
     
 
 (Mark Hosenball; Tangi Salaün pour le service français) 
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