La Mairie de Paris explore de nouvelles pistes pour améliorer la qualité de l'air

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La nécessité de réduire la pollution atmosphérique amène la Mairie de Paris à réfléchir à de nouvelles mesures.
La nécessité de réduire la pollution atmosphérique amène la Mairie de Paris à réfléchir à de nouvelles mesures.

Les lancements successifs des systèmes Vélib' et Autolib', « complétés » récemment par la restitution d'une partie des voies sur berge aux piétons et par l'instauration d'un tarif unique pour le pass Navigo, ne sont pas une fin en soi aux yeux de l'équipe municipale, qui veut se donner les moyens de réduire substantiellement la pollution de l'air.



Sa participation à l'expérimentation des ZAPA (Zones d'actions prioritaires pour l'air) est une autre preuve de la bonne volonté de Bertrand Delanoë et ses troupes. Jugé insuffisamment efficace et même injuste par les municipalités concernées, le dispositif sera entièrement revu début 2013, comme l'a annoncé la ministre de l'Écologie Delphine Batho fin septembre, ce qui suppose de longues et complexes tractations.


Qu'à cela ne tienne : la diminution des gaz à effet de serre dus aux transports et donc de la pollution atmosphérique est et restera l'un des grands chevaux de bataille de la Mairie de Paris, qui pour obtenir des résultats plus probants dans ce domaine envisage désormais la réduction de la vitesse maximale autorisée de 50 à 30 km/h dans certaines zones. Une mesure qui ne devrait cependant pas passer comme une lettre à la poste. Le maire de Strasbourg (Bas-Rhin), qui y était favorable dans sa commune, s'est en tout cas heurté à une levée de boucliers et a dû y renoncer. L'interdiction des véhicules les plus polluants est également à l'étude, mais cette disposition suppose elle aussi l'agrément de la préfecture de police et de l'État.


Alors que la circulation automobile, tous types de véhicules confondus, a déjà baissé de 25 % en l'espace d'une décennie, la municipalité entend donc persister sur cette lancée, quitte à se faire détester par une partie des usagers de la route...



« Il est indispensable de réduire l'influence de la voiture dans l'espace public »


« Les industries polluantes ont quasiment disparu et la voiture est aujourd'hui la principale source de pollution », a-t-elle par ailleurs rappelé dans un projet de communication que se sont procurés nos confrères de l'AFP, aussi lui paraît-il « indispensable de réduire son influence dans l'espace public », ce qui est également l'avis des associations de protection de l'environnement et des écologistes. Soulignons en outre que la Mairie de Paris n'a pas (encore ?) renoncé à l'instauration de ZAPA, réfléchissant à un plan global qui serait soumis à l'approbation des différents partenaires, « c'est-à-dire l'État ainsi que Paris-Métropole, qui réunit 202 collectivités d'Île-de-France, et plus spécialement Plaine commune, la communauté d'agglomération autour de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) », précise le site Internet Actu-environnement.com.


Si d'aventure ce plan devait être adopté, les poids lourds de plus de 18 ans ainsi que les véhicules particuliers et utilitaires de plus de 17 ans ne seraient plus autorisés à circuler à compter de septembre 2014. Leurs infortunés propriétaires feraient quant à eux l'objet de « mesures d'accompagnement social ». Il est aussi question d'instaurer une éco-taxe pour les poids lourds empruntant le boulevard périphérique.


La Mairie de Paris a enfin invité le gouvernement à reconsidérer progressivement les avantages fiscaux accordés aux véhicules diesel, estimant qu'ils font du tort aux véhicules « propres ». Ce ne sera sans doute pas le plus facile à faire accepter...


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