La Mairie de Paris et Airbnb s'allient pour mieux encadrer la location d'appartements

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Le leader mondial de la location d’appartements sur Internet annonce des mesures concertées avec la Mairie de Paris pour mieux informer les Parisiens sur la réglementation à respecter, au risque d’être sanctionné.

Alors que les hôteliers réclament depuis des mois un meilleur encadrement des sites de location d’appartements, la Ville de Paris et Airbnb ont annoncé ce jeudi la mise en œuvre de mesures concertées afin que ces locations se développent «sans avoir d’impact négatif sur le logement des Parisiens».

Le phénomène se développe à vue d’œil. Pour la Mairie de Paris, ce mode d’hébergement «représente une offre complémentaire de celle du secteur hôtelier: toutes deux témoignent de l’innovation et de l’hospitalité dont Paris fait preuve». La capitale est d’ailleurs devenue la ville la plus importante au monde pour Airbnb, tant en nombre d’appartements proposés que d’hôtes accueillis.

À partir du mois d’avril, Airbnb et la Ville de Paris conduiront des communications communes ciblant les hôtes susceptibles de dépasser les quatre mois autorisés pour la location de leur résidence principale, et ceux louant des logements qui ne sont pas leur résidence principale. Ces communications les appelleront à se mettre en conformité avec la réglementation parisienne. Airbnb s’engage aussi à améliorer, sur son site, la présence et la lisibilité de l’information sur le sujet.

Louer sur Airbnb rapporter 2,6 fois plus qu’une location classique

À l’issue d’une période d’expérimentation de quatre mois, l’efficacité de ces mesures sera évaluée, à l’aune du nombre de demandes de régularisation et de l’évolution du nombre de logements loués plus de 120 jours via Airbnb. Le dispositif sera renforcé, si nécessaire.

En ligne de mire: l’accès au logement des habitants, qui pourrait se compliquer. Selon une étude réalisée par le Journal du Net (JDN) et MeilleursAgents.com à partir de données du site Inside Airbnb, louer sur Airbnb rapporte 2,6 fois plus qu’une location classique. Cela décourage fatalement les locations classiques.

«La location entre particuliers est une chance pour l’attractivité de Paris et pour le pouvoir d’achat des Parisiens, mais elle ne peut se faire au détriment de l’accès au logement des habitants. Je salue ces engagements pris par Airbnb. Les villes monde ont aussi un rôle à jouer dans cette régulation», insiste Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris en charge du tourisme et des sports.

Limite de quatre mois maximum par an

«Après la collecte de la taxe de séjour, cette coopération avec Paris est une étape supplémentaire dans un partenariat de long terme avec la Ville», déclare Nicolas Ferrary, directeur France d’Airbnb.

Pour mémoire, les Parisiens propriétaires peuvent louer leur résidence principale dans la limite de quatre mois par an, sans démarche particulière à effectuer. Pour les locataires, l’autorisation du propriétaire est nécessaire à la sous-location, à l’exception des logements sociaux pour lesquels elle est strictement interdite.

Au-delà de cette durée cumulée de quatre mois de location par an, le logement doit faire l’objet d’une autorisation de changement d’usage (sauf cas rares prévus par la loi), nécessitant des démarches spécifiques auprès de la Ville de Paris et des mesures de compensation. Contrevenir à ces règles expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 25.000 euros par logement et une astreinte de 1000 euros par jour.

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  • kram123 le jeudi 31 mar 2016 à 23:22

    "Louer sur Airbnb rapporter 2,6 fois plus qu’une location classique"moi je comprend manque qqchose qui fait toute la difference lol

  • sibile le jeudi 31 mar 2016 à 21:19

    les touristes n'auront qu'à rester chez eux .....