La maire de Montauban mise en examen

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TOULOUSE (Reuters) - La maire "Les Républicains" de Montauban (Tarn-et-Garonne), Brigitte Barèges, a été mise en examen dans la nuit pour "détournement de fonds publics", a-t-on appris jeudi auprès du procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau.

Le parquet de Toulouse avait requis mercredi la mise en examen de l'élue montalbanaise pour "détournement de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public".

Brigitte Barèges, maire de Montauban depuis 2001, a été placée sous contrôle judiciaire avec une caution de 100.000 euros.

L'information judiciaire vise "le financement par la municipalité de Montauban d'un emploi possiblement fictif d'un chargé de communication à la mairie de Montauban".

Trois proches de Brigitte Barèges sont également mis en examen dans le cadre de cette enquête, dont son ancien directeur de cabinet, Stéphane Bensmaine, pour "complicité de détournement de fonds publics".

L'ex-directeur de la communication de la ville Jean-Paul Fourment, dont l'emploi est visé par l'enquête, et l'ancien directeur du "Petit Journal", sont mis en examen du chef de "recel de fonds publics détournés par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public".

La justice cherche à savoir si Jean-Paul Fourment a bénéficié d'un emploi fictif en échange d'articles favorables à l'action de la municipalité dans l'édition tarn-et-garonnaise du Petit Journal.

Le journal est déjà au coeur d'une affaire qui a valu à Brigitte Barèges une condamnation par le tribunal administratif à un an d'inéligibilité, annulée en appel par le Conseil d'Etat.

Ce dernier a en revanche confirmé le non-remboursement de ses frais de campagne pour les municipales 2014.

Le tribunal lui reprochait d'avoir financé, à partir du mois de septembre 2013, 16 articles particulièrement favorables à l'action et à la gestion de la commune dans le Petit Journal.

(Johanna Decorse, édité par Gregory Blachier)

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  • M7361806 le jeudi 18 juin 2015 à 10:33

    H.e.u.r.e.u.x. BAYLET car pour lui la justice est plus laxiste !

  • nayara10 le jeudi 18 juin 2015 à 10:22

    Il reste deux ans pour chasser dans les terre de la "Droite".Après ,ils seront copains copains ,ou on recommence.....???...

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 10:14

    Toute l'administration fonctionne avec le double de personnel, en fonction des fluctuations électorales, 50% au placard, 50% en activité, puis à la nouvelle élection on alterne. Un vrai scandale financier mais comme droite et gauche en profite alors...chut......Et ce système va du cadre à l'employé...UBUESQUE.

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 10:09

    Et puis le fond du problème : les cadres de mairies qui ont été mis en place par un prédécesseur de l'autre bord....ces gens là ne sont pas licenciés mais simplement mis au placard. Emplois fictifs ??????

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 10:02

    Ne parlons pas non plus des emplois d'assistantes pour les politicards de la part de leur épouse, après tout, pourquoi pas elle plutôt qu'une autre......C'est presque le principe de l'épouse du boucher qui est bouchère sans en avoir les capacités mais le droit LEGAL de couper de la viande, un vrai scandale !!!!!

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 09:59

    Où commence l'emploi fictif, où se termine-t-il, voilà un bon sujet de philo. Un pseudo employé qui fait 35h par semaine, ponctuel comme une horloge et qui passe 35h à gérer un syndicat ou une section locale d'un parti politique, ou bien celui que l'on ne voit jamais, ou bien encore écrire un rapport de deux pages pour 10.000 euros......Vaste question......

  • frk987 le jeudi 18 juin 2015 à 09:56

    N'oubliez pas de mettre en examen TOUS les zélus qui ont par obligation vis à vis de leur parti l'obligation de créer des emplois fictifs.