La lutte antiterroriste au coeur des discussions du G20

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BELEK, Turquie, 15 novembre (Reuters) - Barack Obama est arrivé dimanche en Turquie pour un sommet du G20 dont l'ordre du jour sera largement consacré à la lutte contre l'Etat islamique après les attentats de Paris. Le président des Etats-Unis, qui a parlé la veille d'une "odieuse tentative de terroriser des civils", va sans doute être invité à ajuster la stratégie mise en oeuvre contre le mouvement djihadiste, qui vient de démontrer sa capacité de nuisance loin de ses fiefs d'Irak et de Syrie. Washington s'attend d'ores et déjà à ce que la France joue un rôle plus important dans la campagne aérienne contre les positions de l'EI. Obama cherchera également à obtenir une implication plus importante de la part des autres Etats européens et de ses alliés proche-orientaux, a indiqué un membre de son administration avant son départ pour le sommet, dans le cadre d'une tournée à l'étranger de neuf jours. En ce qui concerne l'action des Etats-Unis eux-mêmes, rien ne permet encore de savoir s'ils ont ou non l'intention de déployer davantage de moyens. L'action de l'US Air Force a d'ores et déjà été accentuée et des membres des forces spéciales ont été dépêchés dans le nord de la Syrie pour conseiller les insurgés qui combattent l'EI. Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20, réunis à Antalya, seront à 500 km de la frontière syrienne. François Hollande a renoncé à s'y rendre après les attentats de vendredi, qui ont fait au moins 129 morts. La France sera représentée par les ministres des Affaires étrangères et des Finances, Laurent Fabius et Michel Sapin. Avant l'ouverture du sommet, Barack Obama doit avoir un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux chefs d'Etat retrouveront ensuite leurs pairs pour un dîner de travail consacré à la guerre civile syrienne et à ses conséquences. Réunis samedi à Vienne, les pays impliquées dans la recherche d'une solution au conflit ont esquissé une feuille de route sans toutefois aplanir leurs désaccords sur le sort de Bachar al Assad. L'objectif principal de ces discussions était d'identifier les composantes de l'opposition syrienne à intégrer au processus de paix mais les attentats de Paris ont changé la donne et le débat a surtout porté sur la nécessité de vaincre l'EI militairement. ID:nL8N13A006 (Matt Spetalnick, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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