La lutte anti-drone prend (enfin) son envol

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La lutte anti-drone prend (enfin) son envol
La lutte anti-drone prend (enfin) son envol

L’engin à rotors, un des modèles de loisirs les plus vendus au monde, amorce une descente par palier en quelques secondes et s’immobilise au sol. Il vient d’être neutralisé par brouillage grâce à deux antennes à micro-ondes montées…sur un fusil. Cette arme anti-drone d’une portée de 300 mètres fait partie du projet Boreades, l’un des trois dossiers sélectionnés par le SGDSN afin de lutter contre l’utilisation malveillante des drones dans l’espace public avec en toile de fond un risque terroriste.

 

Retour à l’automne 2014. Les survols de drones au-dessus de Paris et d’autres sites sensibles partout en France se multiplient de jour comme de nuit. Echaudé par ces intrusions, Matignon charge son bras armé technologique, le SGDSN, de la mission de développer une réponse adaptée 100% française à travers un appel d’offres express. En tout 24 dossiers sont déposés, seuls trois sont retenus en avril 2015 (voir encadré). Ces consortiums d’industriels de la défense, de PME innovantes et d’organismes publics ont alors 18 mois pour mettre au point un démonstrateur efficace.

 

Un arsenal juridique comme technologique

 

Dans l’intervalle, c’est l’arsenal juridique qui est renforcé avec la loi du 24 octobre dernier qui encadre encore plus les pilotes amateurs comme professionnels et durcit les sanctions pénales contre les contrevenants. Reste à pouvoir les identifier, les intercepter, voire détruire leurs aéronefs.

 

Rendez-vous est donc pris pour des tests fin 2016. Le vent est suffisamment léger ce vendredi matin sur la base aérienne 107 de Villacoublay pour ne pas perturber les radars mobiles disposés sur la piste. Environ 250 personnes – représentants des ministères, industriels et délégations étrangères - guettent le décollage d’un drone prêté par la SNCF et qui servira de cible du jour. Les projets Angelas, Boreades et Spid sont en démonstration en mode grandeur nature ...

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