La lutte anti-corruption, priorité du nouveau président roumain

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BUCAREST, 21 décembre (Reuters) - Le chrétien libéral Klaus Iohannis a prêté serment dimanche comme nouveau président de la Roumanie en jurant de combattre la corruption et de renforcer les institutions mises en place à la chute du communisme il y a vingt-cinq ans. Issu de la minorité allemande, ancien maire de Sibiu, une ville de Transylvanie, Klaus Iohannis a remporté une victoire surprise le 16 novembre aux dépens du Premier ministre de centre gauche Victor Ponta. ID:nL6N0T706D "L'ensemble de la classe politique doit comprendre qu'il n'y a pas d'autre voie pour la Roumanie que de se débarrasser de la corruption", a déclaré le nouveau chef de l'Etat devant les deux chambres du parlement réunies en congrès. "Je veux qu'à la fin de mon mandat, les Roumains puissent constater que nous avons fait des lois durables, de solides institutions." Klaus Iohannis succède pour cinq ans à Traian Basescu, un autre responsable de centre droit, qui est resté à la tête de l'Etat pendant dix ans et s'est opposé frontalement à Victor Ponta quand celui-ci a été nommé chef du gouvernement en 2012. Klaus Iohannis s'est engagé de son côté à promouvoir l'union des forces politiques et à mener des consultations avec tous les partis pour définir un programme d'action. Le rôle du président en Roumanie est largement honorifique. Il supervise la politique étrangère, nomme le Premier ministre et dispose du droit de veto sur les projets de lois qu'il peut renvoyer devant le parlement pour un nouvel examen. (Luiza Ilie; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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