La "low-flation" menace plus que la déflation en zone euro

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Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities (DR)
Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities (DR)

L'inflation en zone euro est à un nouveau point bas. De quoi déclencher les réflexes pavloviens usuels : la japonisation est à nos portes, la Banque centrale européenne doit lancer un programme de Quantitative easing. Or, si l'on examine les variables qui peuvent prédire l'inflation future (inflation sous-jacente, salaires, monnaie), c'est moins la déflation qui menace qu'une situation d'inflation très basse, dans laquelle les ajustements structurels sont plus coûteux et difficiles à réaliser. La réponse monétaire adéquate doit viser à relancer la production de crédit (AQR, LTRO, achats d'ABS). Mais, comme Mario Draghi l'a dit il y a peu, les gouvernements ne peuvent pas tout attendre de la BCE, les marchés non plus.   

Entre début et fin août, l'inquiétude de la BCE a monté

D'après l'estimation préliminaire d'Eurostat, l'inflation en zone euro était de 0.3% sur un an en août, nouveau point bas historique - si l'on met à part les quelques mois d'inflation négative enregistrés en 2009 suite au choc lié à la faillite de Lehman Brothers et ses conséquences sur le prix du pétrole. Depuis que l'inflation est tombée sous 1% en octobre dernier, le risque déflationniste est dans tous les débats.   

Le parallèle souvent tracé entre la zone euro d'aujourd'hui et le Japon du début des années'90 nous parait impropre à bien des égards. L'échec du Japon à prévenir la déflation

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