La Louve, le supermarché parisien qui fera travailler ses clients, va bientôt ouvrir

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Ce supermarché «collaboratif» doit voir le jour à l'automne 2015. Pour pouvoir acheter des produits à prix réduits, les clients devront y travailler 3 heures par mois. À ce jour, ses créateurs ont réussi à lever plus de 150.000 euros auprès de 1000 adhérents.

La Louve étend sa meute. Cette coopérative alimentaire, qui entend proposer à ses membres des produits locaux et souvent bio à prix réduits, va pouvoir ouvrir le premier supermarché «coopératif et participatif» de France à l'autome 2015. Le projet, initié en 2010 par deux Américains domiciliés à Paris, Tom Boothe et Brian Horihan, vient de franchir une étape déterminante. Il a réussi à réunir à ce jour quelque 157.000 euros auprès de 1114 membres, dépassant ainsi l'objectif de 150.000 euros fixé par ses fondateurs. «Cela représente 10% de la somme nécessaire. Pour le reste, c'est en place, les banques suivent», assurait Tom Boothe au Parisien ,lors du lancement de l'appel de fonds fin 2014.

L'ouverture de ce supermarché, inspiré du modèle de coopérative créé dans un quartier de New York il y a 40 ans - la Park Slope Food Coop - est prévue pour l'automne 2015 dans le 18e arrondissement de la capitale, au coeur du quartier de la Goutte d'Or. «Il s'agit d'un nouveau modèle pour faire ses courses», expliquent les porteurs du projet sur son site Internet. Concrètement, les clients - membres de la coopérative (pour une adhésion annuelle de 25 euros) - devront effectuer 3 heures consécutives de travail toutes les 4 semaines pour pouvoir y faire leurs courses. Caisse, stocks, démarches administratives, nettoyage ... Ces tâches, effectuées aux côtés de quelques salariés, visent à assurer le bon fonctionnement du magasin.

Large palette de produits

«Les économies réalisées permettent à la coopérative de pratiquer des marges basses qui se traduisent par des prix très abordables sur des produits de haute qualité.» La Louve travaille avec des producteurs dans toute la France, qui proposent une large gamme allant du miel du Berry, des bières artisanales, de la viande de boeuf bio, ou encore des fruits et légumes de producteurs régionaux. Ces produits seront vendus entre 15 et 40% moins chers que dans les autres commerces, tout en garantissant un «prix juste» aux producteurs, promettent les cofondateurs. Des produits d'entretien, d'hygiène et de petit bricolage seront aussi proposés. Les premiers membres ont déjà pu tester l'offre alimentaire grâce au groupement d'achats lancé en 2012. D'après Scalechanger.org, la Louve vise à l'ouverture la distribution de 5000 références, pour 15 salariés et 3000 membres.

Outre les donateurs particuliers, la Louve a séduit la Fondation Macif, qui a accordé en 2014 une subvention de 20.000 euros, selon l'AFP, et accompagne le montage du projet. France Active, qui finance des projets d'économie sociale et solidaire, a accordé un prêt de 400.000 euros. La Banque postale a élu ce projet comme son «coup de coeur» dans le cadre d'une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank en 2013. La région Ile-de-France, la Ville de Paris et la mairie du 18e arrondissement soutiennent également la Louve.

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  • lorant21 le mardi 10 mar 2015 à 17:48

    C''est de l'esclavage! ah non, zut, c'est bien. je dois rêver.

  • titresyl le mardi 10 mar 2015 à 16:09

    grave a quel point on en est arrivé .......