La loi famille : de l'eau tiède ou un brûlot ?

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Hervé Mariton retrouve sa verve à l'Assemblée à l'occasion de l'examen de la loi famille.
Hervé Mariton retrouve sa verve à l'Assemblée à l'occasion de l'examen de la loi famille.

Les députés UMP s'étaient faits relativement discrets en commission des Lois. Il semblerait qu'ils aient gardé leurs coups pour les discussions en séance. Lundi, jusqu'à environ minuit et demi, à l'Assemblée nationale, les parlementaires ont débattu de la proposition de loi relative à l'exercice de l'autorité parentale et à l'intérêt de l'enfant. Le député UMP de la Manche Philippe Gosselin le jure : il n'est pas revanchard. "Il ne s'agit pas de jouer le match retour du mariage pour tous", répète-t-il à l'envi, devant des socialistes quelque peu médusés. Reste que, à ses côtés, on retrouve le casting du combat acharné contre la loi de Christiane Taubira : Hervé Mariton, Marc Le Fur ou encore Jean-Frédéric Poisson... S'adressant au gouvernement socialiste, Nicolas Dhuicq, député UMP, s'est ainsi illustré par son sens de la mesure : "Vous continuez votre marche délétère d'un État qui souhaite s'immiscer dans la vie privée des personnes. Vous cédez à un mauvais trotskysme, un mauvais bolchevisme !" Cris indignés dans les travées socialistes. Comme un air de déjà-vu.

Pourtant, le texte est bien timide par rapport à la grande rupture qu'a pu être la loi sur le mariage homosexuel. Ni la procréation médicalement assistée (PMA) ni la gestation pour autrui (GPA) n'y figurent. Yannick Favennec, député UDI, ne s'y trompe pas lorsqu'il affirme : "Nous sommes bien loin de la grande loi sur la famille annoncée." Les socialistes, par...

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