« La loi a tout prévu, il faut l'appliquer»

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« La loi a tout prévu, il faut l'appliquer»
« La loi a tout prévu, il faut l'appliquer»

Créé en 1993 à la demande de l'abbé Pierre, le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a un rôle de conseil et de préconisation auprès du Premier ministre. Le prochain comité interministériel consacré à la lutte contre les inégalités se tiendra début mars. Acet effet, le Haut Comité publie demain un rapport sur la mise en œuvre de la mixité sociale. René Dutrey, chargé du comité de suivi du droit au logement opposable (Dalo), en dévoile les principales propositions.

Quel est votre constat sur la mise en œuvre de la loi Dalo ?

RENÉ DUTREY. La loi a permis de rappeler qu'avoir un toit est un droit fondamental, et que ce droit soit pris en compte. Depuis 2007, le dispositif a marché pour 70 000 foyers, aujourd'hui il en reste 55 000 en attente. Le Dalo fonctionne dans 55 départements, mais en Ile-de-France, en PACA ou Rhône- Alpes, c'est un échec.

Que pensez-vous de cette volonté de certains maires de ne plus accueillir de bénéficiaires du Dalo dans leur commune ?

Le Dalo a déjà tendance à se retourner contre ses bénéficiaires : si on le choisit comme critère, ça devient un handicap. Aujourd'hui, en Ile-de- France, quand le préfet propose un dossier Dalo sur son contingent, la commission d'attribution le refuse une fois sur deux. C'est parfois justifié, pour ne pas cumuler les populations pauvres dans un quartier sensible, avec des difficultés de transports et des tensions sociales extrêmes. Mais c'est souvent sans aucune légitimité : 46% des Dalo ont des revenus supérieurs au smic. S'il n'y a pas un choc de l'offre en face, cela va encore aggraver la situation.

Qu'est-ce qui crée les ghettos de populations pauvres ?

Le logement social n'est pas synonyme de pauvreté : 70% de la population entrent dans les critères de revenus pour y accéder. Le problème, c'est que 60% des logements sociaux construits ces dernières années ont des niveaux de loyers supérieurs aux ...

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  • M8252219 le dimanche 22 fév 2015 à 10:51

    AUCUN ÉLU NE DEVRAIT ÊTRE LOGÉ DANS UN LOGEMENT SOCIAL!!!! C'EST UNE HONTE QU'UN ÉLU PROFITE DU SYSTÈME ET DE SES RELATIONS ( cor/ruption? ou prise illégale d'intéret?)

  • ramseslj le dimanche 22 fév 2015 à 10:34

    L'APL est necessaire dans pas mal de situations où le logement social serait encore plus couteux mais est basée sur les revenus de douze a vingt quatre mois avant donc pas efficace. Il faudrait egalemen que les loyers des logements sociaux soient directement proportionnels aux revenus, par exemple un tiers des revenus du foyer (moyene nationale maxi je crois). Cela eviterait des situations de rentes lorsqu'on voit des anciens ministres ou artistes dedans

  • vmcfb le dimanche 22 fév 2015 à 08:31

    Supprimons l'APL, et réservons les logements sociaux aux cas d'urgence, avec revue des situations tous les ans. 70 pour cent de la population peuvent prétendre à un logement social! On croit cauchemarder!