La logique invite Bayrou à rallier Sarkozy, dit Yvan Lachaud

le
0

PARIS (Reuters) - François Bayrou est à la traîne dans les sondages pour l'élection présidentielle faute d'un positionnement clair, estime Yvan Lachaud, qui juge que le candidat centriste se rapprochera logiquement de Nicolas Sarkozy au second tour.

Le président du Mouvement Démocrate (MoDem), qui s'était hissé au rang de "troisième homme" en 2007 avec 18,57% des suffrages, est crédité d'environ 13% des intentions de vote pour la prochaine présidentielle.

"Je ne suis pas étonné par ces sondages", a commenté mercredi Yvan Lachaud, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, lors d'un point de presse.

"J'ai une grande admiration pour François Bayrou. C'est quelqu'un qui a du charisme et qui devrait mettre ses compétences au service du pouvoir plutôt que d'être toujours dans l'opposition. C'est quelqu'un dont la France a besoin. Mais à force de ne pas se positionner...", a-t-il souligné.

François Bayrou, qui accuse l'UMP et le Parti socialiste d'avoir mené la France à la faillite, se veut le héraut d'une "troisième voie" qui confèrerait le pouvoir à une "majorité centrale" aux contours encore mal définis.

"On est dans une période où il n'y a pas la place pour le centre. On est sur des positions figées, il y a une crise", a déclaré Yvan Lachaud.

"On est soit au centre droit, soit au centre gauche, mais on a besoin d'annoncer clairement la couleur et je pense que ce qui lui est reproché aujourd'hui, c'est que les électeurs savent que Bayrou, c'est un vote au premier tour et après, quid ?", a-t-il poursuivi.

Le responsable centriste considère qu'il est encore temps pour le dirigeant du MoDem de clarifier sa position sans pour autant perdre son âme.

"François (Bayrou) dit lui même que si François Hollande est élu, c'est la catastrophe pour le pays. Donc entre deux maux, je pense qu'il choisira le moindre pour lui, qui est de se rapprocher de Nicolas Sarkozy, et qu'on arrivera à retravailler ensemble sur des valeurs humanistes, centristes, européennes qui sont les nôtres", a conclu Yvan Lachaud.

Emile Picy, édité par Sophie Louet

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant