La Ligue Europa, la seule, la vraie compétition européenne

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Alors que la Ligue des champions accapare l'attention et les recettes publicitaires, la Ligue Europa tente simplement de survivre face à son envahissante grande sœur. Avec une affiche Dnipropetrovsk-Naples à opposer à un Bayern-Barcelone. Et si par là même, elle portait mieux son nom de compétition européenne ? Ou comment la C3 donne du bonheur aux laissés-pour-compte...

  • Les grands clubs de championnats périphériques
    La France a beau considérer avoir l'un des cinq grands championnats européens, elle n'en attend pas moins de remporter la Ligue des champions depuis 1993. Or, quand on n'est pas en mesure de gagner la coupe aux grandes oreilles, la logique voudrait de se rabattre sur sa voisine moins sexy mais pas dégueulasse pour autant. Une stratégie que les clubs français boudent encore aujourd'hui - aucun demi-finaliste français en C3 depuis Marseille en 2004 (finale perdue contre Valence) - quand les autres championnats " secondaires " ne se privent pas. En 2005, le CSKA Moscou a ainsi inauguré le nouvel âge d'or des clubs de l'Est, avec une victoire finale contre le Sporting Lisbonne, imité en 2008 par le Zénith St-Pétersbourg puis le " cousin " ukrainien du Shakhtar Donetsk en 2009.

    Mais les nouveaux riches de l'ancien bloc de l'Est ne sont pas les seuls : en 2000, la Turquie s'est offert un triomphe grâce à Galatasaray - vainqueur d'Arsenal en finale - avant de voir en 2013 Fenerbahçe réaliser sa plus belle épopée européenne avec une demie perdue contre le Benfica. Si les Russes, les Ukrainiens, les Turcs mais aussi les Suisses - Bâle demi-finaliste 2013 contre Chelsea - le peuvent, pourquoi pas Lyon, Marseille ou Monaco ne pourraient en faire autant ?

  • Les anciennes gloires dépassées par la modernisation du foot
    La Ligue Europa n'est pas seulement une anti-chambre de la Ligue des champions. Elle peut également se transformer en sanctuaire d'anciennes gloires. C'est ainsi en Ligue Europa que les Rangers (finale 2008 contre le Zénith) ou le Celtic (finale 2003 contre Porto) ont offert ses deux dernières épopées européennes au peuple écossais. Avec au passage des moments d'anthologie, comme la haie d'honneur des joueurs de la Fiorentina en 2008 pour saluer la qualification en finale des Rangers. En 2006, c'est le foot roumain qui s'est offert un moment de rêve grâce au Steaua Bucarest. Puissance européenne dans les années 80 avec une victoire (1986) et une finale (1989) en Coupe des champions, le club de l'armée était devenu un parent pauvre du continent après l'arrêt Bosman de 1995. Un vide existentielle sur la scène européenne comblé l'espace d'une saison par la généreuse C3, même si les Anglais de Middlesbrough mirent fin au rêve en…






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