La ligne TGV Paris-Bordeaux entrera en service en juillet 2017

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ACCORD SUR 18,5 TGV ALLERS-RETOURS SANS ARRÊT ENTRE PARIS ET BORDEAUX
ACCORD SUR 18,5 TGV ALLERS-RETOURS SANS ARRÊT ENTRE PARIS ET BORDEAUX

BORDEAUX (Reuters) - Un accord a été trouvé entre la SNCF et le consortium Lisea sur un nombre de 18,5 TGV allers-retours sans arrêt par jour sur la future ligne Sud Europe Atlantique qui mettra Bordeaux à deux heures de Paris en juillet 2017, a indiqué lundi à Bordeaux la directrice générale Voyages SNCF.

Un bras de fer s'était engagé en 2015 entre la SNCF, qui proposait 13 allers-retours afin d'optimiser le remplissage de ses trains, et le concessionnaire Lisea, qui en demandait au moins 19 afin d'assurer l'équilibre économique de la concession.

Lisea, dont le principal actionnaire est le groupe Vinci, constructeur de la nouvelle ligne reliant Tours à Bordeaux, doit être rémunéré par une redevance liée au trafic à partir de la mise en circulation prévue le 2 juillet 2017.

Les élus locaux, dont le président de la Région Aquitaine Alain Rousset et le maire de Bordeaux Alain Juppé, s'étaient joints à Lisea pour réclamer une plus grande fréquence.

A l'automne dernier, le gouvernement avait opté pour un compromis à 16,5 TGV par jour, qui avait été jugé encore insuffisant par le consortium et ses banques.

Rachel Picard, directrice générale de Voyages SNCF, a "officialisé l’offre de dessertes, l’officialisation des horaires en annonçant lundi à la presse 33,5 allers-retours par jour, dont 18,5 directs, 4,5 qui auront un ou deux arrêts et 10,5 qui s’arrêteront au moins trois fois.

"Ce sont 2,3 millions de voyageurs supplémentaires qui circuleront chaque année à l’aube de 2019", a-t-elle ajouté.

Elle a rappelé que la SNCF "a investi 1 milliard d’euros dans la fabrication de 40 rames toutes neuves qui arriveront en fin d’année" et révélé que ce TGV se nommerait le TGV Océane".

Le président de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes Alain Rousset a indiqué que la ligne LVG allait avoir un impact sur l’ensemble du réseau.

"C’est un apport de mobilité qui va concerner tous nos citoyens. C’est un vrai plus pour nous et ça va permettre d’augmenter l’offre de transport ferroviaire de marchandises sur les autres lignes", a-t-il déclaré.

Engagé en 2012, le projet SEA (Sud Europe Atlantique) bénéfice d'un financement public-privé de 7,8 milliards d'euros et doit mettre Paris à 2h04 de Bordeaux, soit un gain de temps de plus d'une heure sur le trajet actuel.

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 il y a 8 mois

    Le demi aller-retour par jour, c'est celui qui tombe en panne.