La ligne de l'UMP face au FN crée des remous à droite

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La ligne définie par Nicolas Sarkozy et l'UMP, «ni Front national ni front républicain», donne lieu à des déclarations contradictoires au sein de la majorité. Fillon a appelé lundi à voter «contre le Front national».

Pas d'«infléchissement» de la ligne de l'UMP vis-à-vis du Front national pour le second tour des cantonales, dans la perspective des quelque 200 duels qui opposeront PS et FN: ainsi en a décidé Nicolas Sarkozy, lundi matin, lors de la réunion de l'état-major de son parti à l'Élysée. Ce sera donc le «ni-ni» - «ni Front national ni front républicain» - du moins nationalement. «Au niveau local, on pourra faire du cas par cas», a concédé le chef de l'État. Traduction, par Jean-François Copé: «Il ne sera pas interdit de voter pour un candidat de gauche, ni de s'abstenir.»

Cette stratégie à double détente a donné lieu lundi à des déclarations plus ou moins contradictoires au sein de la majorité. Hier soir, au bureau politique de l'UMP, le premier ministre a franchi un pas sémantique en appelant clairement à voter «contre le Front national» : «Je le redis, aucune voix de la droite et du centre ne doit se porter sur l'extrême droite, a-t-il martelé. L

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