La ligne bleue

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La ligne bleue
La ligne bleue

Bousculée à l'Euro, fragile sur certaines phases depuis le début de la campagne de qualifications à la Coupe du monde 2018, la défense française a une nouvelle fois souffert au Luxembourg samedi soir malgré trois points essentiels. Mais si tout ça n'était finalement qu'une question d'approche ?

Avant le dernier championnat d'Europe, Didier Deschamps avait prévenu : "Je ne veux pas empêcher l'équipe d'aller de l'avant, et c'est parfois au détriment du secteur défensif. Pour gagner une compétition, la défense est très importante, mais l'essentiel est de marquer un but de plus que l'adversaire." Du pragmatisme pur et sans surprise de la part d'un sélectionneur qui ne s'est jamais caché concernant ses intentions, que ce soit sur et en dehors du terrain. Un jour, Gérard Gili, son ancien coach à l'OM et à Bordeaux, n'avait pas hésité à parler de son ex-poumon comme d'un mec qui "ne vit que pour la compétition, c'est la seule chose qui l'obsède. Il n'y a qu'à regarder son équipe pour s'en rendre compte. Elle est comme lui : elle est agressive, verticale, donne des uppercuts. Il veut jouer et surtout ne pas regretter. C'est la chose qui lui a toujours fait le plus peur : le regret." Au risque d'afficher une équipe parfois bancale.

Oui, mais Deschamps a toujours assumé le danger tactique qu'il pouvait parfois faire courir à son équipe. Tout simplement car, pour lui, le secret serait davantage dans l'état d'esprit et l'animation que dans le schéma, et ce, depuis le premier jour. Que retiendra-t-on du dernier Euro des Bleus au-delà de la défaite en finale ? Qu'ils ont joué, avec envie, liberté et qu'ils ont accepté de souffrir tout en acceptant de prendre encore plus de risques en changeant de système à partir de la mi-temps du huitième de finale contre l'Irlande. Aujourd'hui, ce système - le 4-2-3-1 - n'a pas bougé, mais l'équipe de France n'a pas tellement changé. Faut-il s'en inquiéter ? Toujours un petit peu, car le début d'une campagne de qualifications pour la Coupe du monde 2018 où les hommes de Deschamps sont toujours invaincus après cinq bastons - quatre victoires, un nul - n'a pas dégagé tous les doutes avec toujours le viseur placé sur la même ligne : la défense. Et, cette fois et au regard de la façon dont la Dèche souhaite faire bouger ses pions, quelques retouches semblent indispensables. Histoire de continuer à sourire sans craindre de se faire fracasser les dents.

La base

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