La Libye risque d'être la prochaine urgence, dit Renzi à Paris

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 (Actualisé avec autres citations et contexte) 
    PARIS, 26 novembre (Reuters) - Matteo Renzi a apporté jeudi 
son soutien à la France et à son offensive diplomatique et 
militaire contre l'Etat islamique, en insistant sur la nécessité 
de régler la situation en Libye, qui risque selon lui de 
constituer la prochaine urgence. 
    "Nous suivons avec beaucoup d'intérêt le processus de Vienne 
en ce qui concerne la Syrie et nous sommes particulièrement 
engagés à ce que cette fenêtre d'opportunité qui s'est ouverte 
au niveau diplomatique puisse s'élargir à la Libye", a dit le 
président du Conseil italien lors d'une déclaration au côté de 
François Hollande à l'Elysée. 
    Il faisait référence aux rencontres internationales menées 
depuis plusieurs semaines dans la capitale autrichienne. 
    Contre l'Etat islamique (Daech), Matteo Renzi a jugé 
"nécessaire de faire un effort de plus en plus inclusif, de 
créer une coalition de plus en plus ample qui (...) amène à 
l'objectif que monsieur le président Hollande a très bien 
exprimé, c'est-à-dire la destruction de Daech". 
    François Hollande a répété que l'offensive devait être menée 
non seulement sur le front militaire en Irak et en Syrie mais 
aussi politique pour sortir la Syrie de la guerre. 
    "Le processus de Vienne doit être mené jusqu'à son terme 
c'est-à-dire avec une transition politique et des élections qui 
forcément aboutiront au départ de Bachar al Assad", a-t-il dit. 
    "En Libye, nous devons mettre maintenant en place ce qui est 
attendu depuis trop longtemps, c'est-à-dire un gouvernement 
d'union nationale, là aussi, et la sécurisation du territoire, 
empêchant ainsi Daech de s'installer et de progresser", a-t-il 
ajouté. 
    Le président français, qui avait appelé de ses voeux la 
création d'une "grande coalition" pour "détruire" l'Etat 
islamique, a déjà rencontré cette semaine le Premier ministre 
britannique, le président américain et la chancelière allemande. 
Il se rendra à Moscou pour un entretien avec le président russe 
ce jeudi après-midi.   
    "Cette suite de rencontres doit permettre de tirer toutes 
les leçons de se qui s'est produit à Paris, de cet horrible 
drame, et d'avoir des avancées", a dit le président français au 
côté de Matteo Renzi. 
    "Rien ne serait pire que la communauté internationale face à 
ces dangers, le danger du terrorisme, la menace de Daech 
partout, dans la région et au-delà, ne prenne pas les décisions 
qui sont attendues d'elle." 
    A la suite des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et 
Saint-Denis le 13 novembre, la France a obtenu le soutien de ses 
partenaires européens dans sa lutte contre le terrorisme en 
vertu de l'article 42.7 du traité de Lisbonne. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 le jeudi 26 nov 2015 à 10:36

    Si tu savais ce qu'on s'en tape de la Lybie, vas-y donc combattre en première ligne........Aussi nul que notre grand timonier national.