La Libye, otage des milices

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Photo d'illustration. Des dizaines de partisans de la milice Ansar al-Sharia dénoncent la violation par les États-Unis de la souveraineté libyenne après la capture d'Abou Anas al-Libi.
Photo d'illustration. Des dizaines de partisans de la milice Ansar al-Sharia dénoncent la violation par les États-Unis de la souveraineté libyenne après la capture d'Abou Anas al-Libi.

C'est un symbole de l'état de déliquescence dans lequel est plongée la Libye depuis la chute de Muammar Kadhafi. Le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, a été enlevé jeudi matin à l'aube à Tripoli, avant d'être relâché quelques heures plus tard. Le chef du gouvernement a été kidnappé par des hommes armés dans un hôtel, alors qu'il était censé être surveillé par ses gardes du corps. L'attaque a été revendiquée par la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye, une brigade d'anciens rebelles anti-Kadhafi. Problème, cette milice était censée opérer sous les ordres du gouvernement libyen.

L'armée libyenne n'étant toujours pas constituée, les autorités de Tripoli ont tenté d'intégrer aux forces de sécurité les nombreuses milices rebelles sévissant dans le pays, afin de mettre fin à l'anarchie qui fait rage depuis la fin de la révolution. En acceptant d'être rattachés aux ministères de l'Intérieur et de la Défense, ces groupes ont bénéficié de multiples avantages et primes. Très vite, les ex-rebelles se sont vu confier le contrôle des frontières, des prisons et des installations stratégiques du pays. Pourtant, leur affiliation au gouvernement ne serait qu'un trompe-l'oeil.

Opération américaine

"Dans les faits, les combattants obéissent toujours à leur chef, selon des allégeances locales, et pas nationales", souligne Patrick Haimzadeh (1), ancien diplomate en Libye. D'inspiration salafiste, la Cellule des...

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