«La Libye est une épreuve de vérité pour les Européens»

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INTERVIEW - Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, défend la légalité des parachutages d'armes aux rebelles libyens et tire les leçons du conflit, tout en excluant une intervention du même type en Syrie.

LE FIGARO. - La France avait l'objectif officieux d'arriver à un résultat militaire probant face à Kadhafi pour le 14 juillet. Où en est le plan de marche des alliés en Libye?

Gérard LONGUET. - Le mandat de la résolution 1973 de l'ONU est strict: protéger les populations civiles. Cela impliquait de mettre fin à toute agression à partir du ciel. Le résultat est atteint pour la Cyrénaïque, la zone de Misrata et le Djebel Nefoussa, c'est-à-dire les trois régions où des oppositions clairement affirmées ont été confrontées à l'usage de la force par Kadhafi. À partir de là, le plan de marche est de permettre aux Libyens de trouver eux-mêmes leur nouvelle charte politique. De ce point de vue, la progression est constante: nous sommes passés d'une opposition spontanée, désorganisée et assez largement éclatée, à un Conseil national de transition (CNT) qui est une autorité de fédération désormais reconnue par plus d'une vingtaine de pays.

Du côté de Kadhaf

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