«La liberté de conscience affaiblit la future loi»

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INTERVIEW - Anne Levade est professeur de droit public à l'Université Paris Est Créteil. Elle réagit à la liberté de conscience invoquée hier par François Hollande.

LE FIGARO.- Quelle est votre réaction de juriste après les propos de François Hollande : «La loi s'applique pour tous, dans le respect néanmoins de la liberté de conscience».

Anne LEVADE. - Quoiqu'on pense du mariage homosexuel sur le fond, les déclarations du président de la République ont un effet paradoxal. Elles sont de nature à affaiblir la future loi et à acter le fait qu'il y a une absence de consensus sur le sujet.

Elles sont par ailleurs juridiquement très contestables. Elles posent un problème institutionnel car le maire n'est pas seulement un élu local. C'est aussi un officier d'état-civil et, à ce titre, un représentant de l'État, donc, a priori, le premier à respecter les lois de la République. L'idée qu...



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  • 4xb le mercredi 21 nov 2012 à 17:17

    FH a effectivement acté qu'il y a une absence de consensus sur le sujet. La logique veut que l'étape suivante soit le retrait pur et simple de ce projet aberrant.