La LGV Bordeaux-Toulouse pas remise en cause, dit la Région

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TOULOUSE (Reuters) - Le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse n'est pas remis en cause, a déclaré vendredi le président de la région Midi-Pyrénées, qui s'est entretenu jeudi soir au téléphone avec le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac.

Ce dernier a préconisé lundi de renoncer à certains projets de construction ou de prolongation de LGV afin de tenir les engagements du gouvernement en matière de réduction du déficit public, comme l'a préconisé la Cour des comptes.

"Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a confirmé à Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, que si un certain nombre de projets (...) devrait être différé, la liaison Bordeaux-Toulouse n'était pas remise en cause", peut-on lire dans un communiqué de la région Midi-Pyrénées.

Bordeaux-Toulouse est le prolongement prévu de la LGV Tours-Bordeaux, laquelle doit mettre Paris à deux heures de la capitale aquitaine en 2017 et représente 300 kilomètres de lignes nouvelles.

Le coût des prolongements vers Toulouse et Hendaye, soit 410 kilomètres de lignes, est estimé à 13 milliards d'euros. A terme, Toulouse devrait être à 3h15 de Paris, contre plus de cinq heures actuellement.

Selon la Cour des Comptes, le volet transports du Grenelle de l'environnement, qui prévoit notamment la construction de 14 lignes de trains à grande vitesse (TGV) sur 2.000 km d'ici 2020, aurait un coût total de 260 milliards d'euros, dont 166 milliards de développement.

Jean Décotte, édité par Patrick Vignal

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