La lettre d'adieu de Mario Balotelli

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La lettre d'adieu de Mario Balotelli
La lettre d'adieu de Mario Balotelli

Alors qu'il a refusé de jouer contre Arsenal en prétextant un état fébrile, Mario Balotelli s'est fait pincer en pleine sortie nocturne. Une nouvelle frasque qui consume un peu plus la relation unissant l'Italien et Liverpool et désormais vouée à l'échec. Si Mario prenait la plume pour adresser un dernier mot aux fans des Reds, voilà ce que cela donnerait.

Chers Scousers,

C'est non sans émotion que je vous adresse cette lettre. Mes mains tremblent, mon écriture balbutie à mesure que je trempe mon stylo BIC dans l'encrier. Une larme bleue vient même de tomber sur le papier. Comme vous le devinez sans doute, j'ai quelque chose à vous dire : j'ai décidé de quitter SwimmingPool. Ne pleurez pas. Parfois, l'inévitable ne peut être évité.

J'ai longuement réfléchi. Trop sans doute. Hier, enfermé dans ma salle de bain à cause d'une sombre histoire de verrou, j'ai même surchauffé. Dois-je quitter un club qui m'aime et m'estime tant ? Dois-je pour autant accepter d'être un homme ballotté, lisant à chaque fois les mêmes immondices à son propos dans les tabloïds ? Le débat agitera longtemps les consciences. La mienne est intacte. Car sérieux et appliqué, j'ai dès mon arrivée prouvé aux supporters que je pouvais être le Messi qui succéderait à Suárez et à David N'Gog. Anfield voulait un attaquant charismatique, puissant, prolifique ? Il a eu Mario. Une satisfaction, forcément.

Sachez-le, rejoindre Liverpool n'a pourtant pas été une décision facile. En traversant l'Atlantique, j'ai abandonné des êtres chers, des personnes qui comptaient et dont je savais pertinemment qu'elles ne supporteraient pas mon exil. Silvio, Fanny, Super Autant de porc, truie et cochon abandonnés sur l'autel de mon ambition. Pire, j'ai dû renoncer à ces parties de ping-pong disputées contre Rohff au rythme d'un son qui tue. Pétard, que d'échanges enflammés ! Je me souviens aussi de ce jour où, énervé par une
punchline de Booba, il a sorti une kalash' avant de tirer en l'air. Quelle rigolade lorsqu'on a vu que l'un des balles avait touché Maria, ma cuisinière, alors qu'elle nous ramenait des pépitos ! Rohff était finalement comme moi, mais l'Angleterre, ça lui va pas.

Alors, j'ai pris le train. Et votre accueil fut au niveau. Un stade tout rouge, comme ma Ferrari et mon maillot à Milan : j'ai apprécié l'hommage. Et même si ma réputation me précédait, vous ne m'en avez pas tenu rigueur. D'ailleurs, vous l'avez toujours su : je ne suis pas uniquement un noir qui saute haut pour attraper les ballons. J'ai aussi une frappe d'une puissance équivalente à celle de dix Japonais gonflés aux amphétamines de sushis. Et puis Liverpool, ça n'a jamais été un choix d'opportunité. J'ai accepté de baisser mon salaire de moitié pour que vous profitiez de mon talent à moindre coût. Ce n'est pas…








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