La lettre d'adieu de Juan Carlos Valeron

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La lettre d'adieu de Juan Carlos Valeron
La lettre d'adieu de Juan Carlos Valeron

Après une dernière saison passée sous le maillot du club de ses débuts professionnels, El Mago Valeron s'est décidé à quitter le monde du football. Si le meneur de jeu espagnol devait écrire un dernier mot, voilà ce que cela donnerait.

Chère Liga,

Quand tu liras ces lignes, je serai au repos. Un repos rallongé ici, aux Canaries. Tu sais que vis-à-vis de mes coéquipiers, face aux micros des journalistes pour expliquer une victoire, un nul ou une défaite, ou même pour mon dernier match à Las Palmas, j'ai toujours été un homme discret. Parce que c'est ma nature. Et comme tu peux l'imaginer, cette lettre sera dans la digne lignée de ce que j'ai cherché à faire transparaître sur un terrain de football : peu de mots et une certaine sobriété.

Je suis arrivé chez toi il y a presque vingt ans, avec le RDC Majorque, autre club insulaire, à croire que j'étais lié à la douceur de l'air marin. Mon premier match avec toi aura abouti sur une victoire, peut-être un signe. On ne donnait pas cher de notre peau en début de saison, mais nous avons su prendre beaucoup de plaisir ensemble. Oui, ensemble. Sans mes partenaires, je serais un simple passionné du football. Sans mes adversaires, ma carrière serait inexistante. Pour passer le ballon, il me faut un partenaire. Pour dribbler, il me faut un adversaire. Ma réussite avec toi, je la dois donc à Tenerife en 1997, comme à la défense de l'Athletic Bilbao, toujours en 1997. C'est grâce à cela que mon talent s'est fait connaître en Espagne. C'est grâce à cela que mon arrivée à l'Atletico Madrid s'est faite dans la foulée. Ce fut dur au départ, mais le Vicente-Calderon est devenu une belle maison où mes coéquipiers étaient, encore une fois, essentiels à mes performances. Nous aurions pu faire de très belles choses avec cette équipe. Hélas, quand les finances d'un club sont dans le rouge, cela peut changer le visage d'un collectif. Cette descente était d'une grande tristesse, mais après réflexion, je crois qu'elle m'a offerte de nouvelles perspectives. D'une, parce que j'ai retrouvé cet air marin. De deux, parce que j'ai passé les meilleures années de ma carrière au Deportivo La Corogne. Et de trois, parce que je crois avoir rendu heureux mes amis Roy Makaay, Diego Tristan ou Walter Pandiani.


En toute modestie, je pense avoir honoré ce maillot et les supporters du Riazor. D'ailleurs, je…







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