La lente descente aux enfers de Kodak

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Icône du siècle de l'image, l'entreprise, créée par George Eastman en 1880, est au bord de la faillite pour avoir raté le tournant du numérique.

Rien ne va plus pour l'ex-géant américain de la photo. La Bourse de New York vient de lui notifier que l'action pourrait être radiée de la cotation car le cours est tombé aux oubliettes. Après une chute de 88 % de sa valeur, le titre Kodak ne vaut plus que 0,65 dollar et sa capitalisation boursière a été réduite à 176 millions de dollars. Exsangue après six années de pertes en sept ans, Kodak risque désormais de tomber sous le coup de la loi sur les faillites (chapitre 11). Aujourd'hui, il ne reste pas grand-chose de l'empire Kodak, à part peut-être son portefeuille de brevets, qui attise les appétits. En poste depuis 2005, Antonio M. Perez, le patron de Kodak, n'a d'ailleurs plus d'autre ambition que de tirer 3 milliards de dollars de la vente des brevets de l'entreprise. Mais même celui-ci est fragilisé. La Commission internationale du commerce (ITC) a repoussé à septembre 2012 sa décision dans un litige opposant Kodak à Apple et à RIM (BlackBerry). L'ex-nu

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