La lente descente aux enfers de Gao sous la férule islamiste

le
0
Le témoignage de Boubacar Touré, animateur de la station de radio communautaire Aadar FM Koima, à Gao.

De notre envoyé spécial à Gao

On lit sur son visage une forme de soulagement fatigué. Boubacar Touré sort de neuf mois d'occupation de sa ville par les islamistes comme d'une épreuve dont il ne saisit pas encore bien toute l'importance. À la tête de la radio Aadar FM Koima, l'une des antennes les plus écoutées de la ville, il fut de ceux qui opposèrent une sourde résistance aux lois des rebelles, imposant ses principes face aux leurs. «Nous sommes une radio communautaire, nous ne devons servir personne. Nous sommes des Maliens, et on veut le rester.»

Les ennuis de Gao, il les avait pourtant sentis venir. «Les Touaregs parlaient de l'Azawad, de leur république depuis des mois. Tout le monde savait.» Alors quand ce samedi 29 mars 2012, les troupes du MNLA se sont massées aux portes de la ville, il n'a pas été surpris. Le MNLA entre sans com...



Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant