La leçon d'Emmanuel Macron sur la Grèce

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Emmanuel Macron n'hésite pas à aborder les sujets de Michel Sapin et ne voit pas le problème. Je ne demande pas à aller à l'Eurogroupe pour défendre ma loi. Je le laisse faire, balaye-t-il quand on l'interroge sur le sujet.
Emmanuel Macron n'hésite pas à aborder les sujets de Michel Sapin et ne voit pas le problème. Je ne demande pas à aller à l'Eurogroupe pour défendre ma loi. Je le laisse faire, balaye-t-il quand on l'interroge sur le sujet.

« Ah, c'est ici la conférence sur la Grèce ? » Michel Sapin a beau poser sa question sur le ton de l'humour, en traversant par hasard la grande salle de réunion du 7e étage de Bercy, dans laquelle Emmanuel Macron est attablé avec une trentaine de journalistes, il ne peut cacher son agacement. Le ministre des Finances soupçonne instantanément son collègue de l'Économie d'empiéter sur « ses » sujets. Interpellé, Emmanuel Macron répond par une boutade : « Tu tombes bien, ce Monsieur vient aussi de m'interroger perfidement sur le budget. Il pense qu'on ne réduit pas assez le déficit? »

L'échange ne dure que quelques secondes, mais il est révélateur de la méfiance du ministre des Finances vis-à-vis d'un collègue qui a tendance à lui faire de l'ombre. Après l'annonce du référendum grec dimanche 28 juin, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée piaffait d'envie de jouer les casques bleus entre Athènes et Berlin : hors de question de laisser la Grèce sortir de la zone euro ! Il a fallu un arbitrage présidentiel pour l'empêcher de prendre l'avion direction Athènes. Celui qui est en charge du dossier, c'est Michel Sapin. C'est lui et personne d'autre qui négocie à Bruxelles à l'Eurogroupe, martèle le ministre des Finances. Si quelqu'un doit prendre le relais, c'est donc François Hollande en personne?

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  • LERINS le jeudi 16 juil 2015 à 14:15

    Les lamentables luttes d'ego entre "responsables"économiques de la France ne devraient pas avoir leur place quand on constate que notre pays prend le chemin de la Grèce.....