La Juventus s'offre Berlin

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La Juventus s'offre Berlin
La Juventus s'offre Berlin

Un temps qualifié grâce à un penalty de Cristiano Ronaldo, le Real Madrid ne pourra défendre sa couronne à Berlin. La faute au but de son ancien protégé, Alvaro Morata, qui permet à la Vielle Dame de croire à une troisième coupe aux Grandes Oreilles.

L'apnée aura duré vingt-trois minutes, la douche froide une demi-heure. Jusqu'ici transis par un enjeu décuplé par la qualification du FC Barcelone pour la finale berlinoise, le Santiago Bernabéu se libère. Le contact de Chiellini, qui couche tel un petit bonhomme en mousse James Rodriguez, offre à l'antre de Chamartin une remontada express et sans stress. Généreux ou inexistant, le penalty ne tracasse pas Cristiano Ronaldo, pourtant en échec lors de sa dernière tentative face aux Chés, qui se fait un plaisir d'offrir un avantage décisif aux siens. La qualification, en poche jusqu'à l'heure de jeu, change subitement de camp, lorsqu'Alvaro Morata, seul dans les six mètres, fusille San Iker. Le coup est parfait, la finale de Ligue des Champions retrouve la Vieille Dame douze après. Un laps de temps qu'avait lui aussi dû attendre l'actuel détenteur de la coupe aux Grande Oreilles, qui ne pourra défendre sa couronne. Par la même, et dans un anonymat qu'il ne mérite pas, Carlo Ancelotti a sans doute connu ses dernières minutes sous la guérite madrilène

"Juve, Juve, vaffanculo"


Les escalators de la station du Santiago Bernabéu fonctionnent à plein régime. À quelques encablures d'une demi-finale bouillonnante, les badauds aux maillots blancs re-descendent sous terre pour arriver à temps devant leur poste. Car, après un appel de la direction blanche, sure de sa communication, les alentours de l'imposante enceinte de Chamartin se sont remplis de dizaines de milliers d'aficionados en délire, habités par le fameux esprit de remontada propre au géant blanc. Sur son trente-et-un, l'aficion madrilène se mue ensuite en bon élève, récitant les conseils prodigués par un speaker à la voix cassée. Sous les cris de "Juve, vaffanculo", les vingt-deux acteurs de cette superproduction récitent un script que tout un chacun avait imaginé. Postée dans son camp, la Vieille Dame encaisse, sans broncher, les coups de butoir des coéquipiers d'un Benzema de retour. Certains de leur force avec sa pointe française, les Madridistas enchainent des combinaisons fluides. Mais sans tracas pour les Italiens, ce jusqu'au coup de sifflet de l'arbitre suédois suite à la chute du Colombien dans la surface. Au penalty transformé par Ronaldo s'ensuit un récital de contres merengues et une Juve égarée et agacée.

Le Bernabéu est…



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