La justice tunisienne débat du film Persepolis

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La liberté d'expression est au centre du procès en blasphème qui vise le diffuseur de cette ?uvre primée à Cannes.

Dans le laboratoire de la révolution arabe qu'est la Tunisie, la reprise, jeudi à Tunis, du procès du directeur de la chaîne Nessma TV, accusé d'avoir porté atteinte «aux valeurs du sacré» en diffusant le film Persepolis, où Dieu est représenté en vieil homme à la barbe blanche, n'a pas manqué de raviver le bras de fer entre islamistes et défenseurs de la liberté d'expression. Les plaidoiries d'avocats se sont succédé tout au long de la journée, avant que le président du tribunal ne fixe le verdict au 3 mai prochain.

Comme lors des précédentes audiences de ce procès plusieurs fois ajourné, des partisans des deux camps se sont affrontés à l'extérieur du palais de justice. «Dégage! Dégage, média de la honte», ont crié des dizaines de jeunes, agitant le drapeau noir des salafistes. «À bas les Rcdistes!» ont-ils proclamé par haut-parleur en référence aux partisans de l'ex-parti au pouvoir (RCD), dissous après la fuite de l'ex-président Ben Ali, enve

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