La justice suisse saisit des quantités de données de la FIFA

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LA JUSTICE SUISSE SAISIT DES QUANTITÉS DE DONNÉES DE LA FIFA
LA JUSTICE SUISSE SAISIT DES QUANTITÉS DE DONNÉES DE LA FIFA

BERNE (Reuters) - Le ministère public suisse a annoncé mercredi la saisie d'une gigantesque quantité de documents dans l'enquête sur une corruption présumée au sein de la FIFA et n'a pas exclu que le président de l'organisation Sepp Blatter et son secrétaire général Jérôme Valcke soient entendus par les enquêteurs.

"Notre enquête est d'une grande complexité et assez considérable", a commenté le procureur général Michael Lauber dans sa première intervention publique depuis la saisie par ses services de données informatiques de la FIFA le mois dernier.

"Notre équipe d'enquêteurs a pour l'instant rassemblé des éléments sur 104 relations bancaires (relations entre des banques et des clients). Et il faut savoir que chaque relation bancaire représente plusieurs comptes en banque", a-t-il ajouté.

Les autorités suisses, qui ont collecté neuf térabytes de données informatiques, concentrent leurs investigations sur les conditions d'attribution de la Coupe du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar.

Les auditions de Sepp Blatter, président démissionnaire de la Fifa, et de Jérôme Valcke, numéro deux de la fédération internationale, ne sont pas exclues bien que pour l'instant aucun dirigeant ne soit visé nommément, a dit Michael Lauber.

Les enquêteurs s'intéressent en particulier à 53 relations qui ont fait l'objet d'un rapport d'activité suspecte de la part de la brigade d'information financière suisse, une unité de lutte contre le blanchiment d'argent.

La quantité de données saisies est gigantesque a reconnu Michael Lauber. A titre de comparaison, l'ensemble des documents numérisés de la bibliothèque du Congrès américain représente un volume de 10 térabytes.

Michael Lauber a précisé que l'enquête menée par ses services est totalement indépendante de celle engagée par la justice américaine et confiée au FBI.

Les Etats-Unis ont sollicité une aide légale de la part de la Confédération helvétique, démarche que cette dernière n'a pas entreprise à l'égard de la justice américaine.

(Karoloin Schaps et Mark Hosenball; Pierre Sérisier pour le service français)

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