La justice saisie de la déclaration de patrimoine des Le Pen

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    PARIS, 21 décembre (Reuters) - La Haute Autorité pour la 
transparence de la vie publique (HATVP) estime que Marine Le Pen 
et son père Jean-Marie ont sous-évalué leur patrimoine détenu en 
commun en 2014 et a transmis les deux dossiers au parquet 
national financier. 
    L'organisme de contrôle estime qu'il existe notamment un 
"doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la 
sincérité de leurs déclarations", du fait de "la sous-évaluation 
manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun" par 
le fondateur du Front national et son actuelle présidente. 
    Il fait également état dans un communiqué de "l'omission de 
bien immobiliers" par Jean-Marie Le Pen, exclu cette année du 
parti à l'issue d'un conflit avec sa fille. 
    La Haute Autorité a "jugé nécessaire de porter ces faits, 
susceptibles de constituer des infractions pénales, à la 
connaissance du procureur de la République financier et lui a 
transmis l'ensemble des deux dossiers", ajoute le texte. 
    La présidente du FN, Marine Le Pen, et son père sont tous 
deux députés européens.  
    Le parti d'extrême droite est déjà la cible d'une 
information judiciaire ouverte en avril 2014 pour escroquerie, 
abus de bien social, complicité et recel de ces délits visant le 
financement de ses campagnes électorales. 
    Son trésorier, Wallerand de Saint-Just, a été mis en examen 
le 21 septembre à titre personnel pour recel d'abus de biens 
sociaux et le FN l'avait été auparavant comme personne morale. 
    Marine Le Pen, qui devrait être entendue comme témoin 
assisté, n'avait pas répondu en octobre à une convocation des 
juges parce qu'elle demandait leur dessaisissement, requête qui 
a été finalement rejetée. 
    L'enquête porte sur les liens financiers entre le microparti 
"Jeanne" de la présidente du FN et la société Riwal, qui 
s'occupe du matériel de campagne. 
    Les juges cherchent à savoir si le FN et "Jeanne" n'ont pas 
profité de facilités de paiement offertes par la société Riwal 
dans le cadre de campagnes électorales.     
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • msoulie3 il y a 12 mois

    Et la "Haute Autorité" devrait en profiter pour examiner les déclarations d'autres personnes ....... en ce compris les évaluations des SCI de MOUGINS notamment, c.à d, les évaluations de F.H., non ?