La justice passera dans l'affaire des écoutes, assure Hollande

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FRANÇOIS HOLLANDE SE POSE EN GARANT DE L'INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE
FRANÇOIS HOLLANDE SE POSE EN GARANT DE L'INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est posé samedi en garant de l'indépendance de la justice dans l'affaire des écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy, affirmant que la justice devait passer de façon incontestable.

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a été mise en difficulté ces derniers jours après des explications parfois alambiquées et contradictoires sur ce qu'elle savait du dossier.

"Quelle est ma responsabilité comme chef de l'Etat ? C'est d'assurer l'indépendance de la justice", a déclaré samedi le président français lors d'une conférence de presse aux côtés du nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi.

"La justice passera et je dois faire en sorte qu'elle puisse être incontestable parce ce qu'elle ne peut pas être contestée. Ça c'est un principe fondamental : l'indépendance de la magistrature", a-t-il ajouté.

François Hollande doit recevoir la semaine prochaine, à sa demande, le bâtonnier de Paris, qui proteste contre les écoutes de Nicolas Sarkozy et l'interception, par ricochet, de conversations avec son avocat, Me Thierry Herzog.

Il recevra également le président de l'Union syndicale de la magistrature (USM), majoritaire, qui soutient les magistrats instructeurs dans cette affaire.

François Hollande a souligné samedi que les écoutes incriminées avaient été décidées "par la justice, et par la justice seule".

Il n'a toutefois pas répondu à la question de savoir à quelle date il avait été mis au courant de ces écoutes, et s'il en connaissait le contenu.

Après avoir affirmé lundi sur TF1 qu'elle n'avait pas été informée de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la révélation de cette affaire dans Le Monde, Christiane Taubira a dit deux jours plus tard avoir été informée le 28 février par la direction des affaires criminelles et des grâces de l'ouverture d'une information judiciaire pour trafic d'influence à la suite de l'interception de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat.

Tout en reconnaissant un "malentendu", elle a nié tout mensonge et a exclu de démissionner, comme le demande l'opposition.

Sept Français sur dix jugent grave que Christiane Taubira ait nié avoir eu connaissance de ces écoutes et 50% pensent qu'elle devrait démissionner contre 48% d'un avis contraire, selon un sondage BVA pour i-Télé diffusé samedi.

(Elizabeth Pineau, édité par Chine Labbé)

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  • annelion le mardi 18 mar 2014 à 22:46

    Le gouvernement me semble passer plus de temps à regler ses comptes avec Sarkozy qu'à gouverner.Et que dire d'une justice qui rédige des 'murs de cons'.

  • M4760237 le samedi 15 mar 2014 à 19:26

    Justice, vous avez dit justice ?

  • fgino le samedi 15 mar 2014 à 17:29

    Face à ses lourds échecs, le gouvernement devrait se consacrer au redressement de la France au lieu de multiplier les polémiques et les attaques contre l'opposition..

  • fgino le samedi 15 mar 2014 à 17:25

    cette gauche se croit tout permis !!! foule à ses pieds la démocratie, pratique exclusivement la démagogie.