La justice française attaquée pour sa lenteur

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Une double actualité a remis en lumière mercredi le manque de célérité de la justice française. Dans quelle mesure peut-on se retourner contre l'État quand il tarde trop à rendre justice ? Explications.

Devant la Première chambre civile du tribunal de grande instance de Paris, c'est le procès de 17 ans d'atermoiements judiciaires qui s'est ouvert mercredi. Onze anciens élèves de «l'École en bateau», qui dénoncent des abus sexuels commis dans les années 1980, attaquent l'État pour avoir tardé à enquêter, une lenteur assimilable à leurs yeux à un «déni de justice».

La première plainte pour viol et agression sexuelle contre le fondateur de l'association, Léonide Kameneff, remonte à 1994. Elle a été suivie d'une trentaine d'autres, dont quatorze non prescrites. Il aura pourtant fallu attendre mai 2011 pour que l'accusé et quatre de ses comparses soient renvoyés aux assises. À ce jour, aucun procès n'est d'ailleurs acquis, un pourvoi ayant été formé en cassation. Selon l'avocat des victimes, Me Eric Morain, les parties civiles désespèrent de pouvoir un jour obtenir un procès et craignent que Léonide Kameneff, 74 ans, meure avant d'être jugé. Elles récla

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