La justice européenne valide l'arrêt des soins de Vincent Lambert

le , mis à jour à 12:19
0
La justice européenne valide l'arrêt des soins de Vincent Lambert
La justice européenne valide l'arrêt des soins de Vincent Lambert

Dans un camp ou dans l'autre, les proches de Vincent Lambert sont épuisés par les rebondissements judiciaires. Alors que sa famille se déchire depuis des années autour de sa fin de vie, la Cour européenne des droits de l'Homme, saisie par ses parents il y a un an, a validé ce vendredi un arrêt définitif de l'alimentation et de l'hydratation de l'homme de 38 ans, plongé dans un état végétatif depuis 2008. Le feuilleton n'est toutefois pas terminé. Il reste en effet quelques procédures possibles à ses parents pour «sauver» leur fils, alors que son épouse souhaite le «laisser partir».

L'arrêt des juges strasbourgeois a été rendu à 11 heures ce vendredi, lors d'une brève audience à laquelle ont assisté sa mère, Viviane Lambert, qui s'élève toujours contre une «euthanasie déguisée». Ce sont ses parents, avec une de ses soeurs et un demi-frère, qui ont saisi la justice européenne. Ils contestent une décision du Conseil d'Etat en faveur de l'arrêt des soins, estimant qu'elle violerait son droit à la vie et qu'il s'agirait d'une torture.

A la sortie du tribunal, Viviane Lambert s'est dite «scandalisée» par cette décision et a prévenu qu'elle voulait continuer à se «battre». «On condamne notre fils !» a-t-elle déploré au micro de BFM TV.

VIDEO. Pour sa mère, la décision de la CEDH est «un scandale»

«Il me faut le temps de bien intégrer ce qui s’est passé aujourd’hui. Je ne réalise pas encore très bien. Je peux juste vous dire que je suis bouleversée et que je pense très fort à mon mari», a pour sa part commenté Rachel Lambert, soutenue par cinq frères et soeurs de son époux, convaincus qu'il n'aurait pas souhaité continuer à vivre dans cet état.

Victime d'un accident de la route en 2008, qui a provoqué des lésions cérébrales irréversibles, Vincent Lambert est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims, où il est nourri et hydraté artificiellement. La ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant