La junte birmane accusée de verrouiller les législatives

le
0
L'opposante Aung San Suu Kyi estime que les élections qui se tiennent dimanche ne seront ni libres ni justes.

Le ciel est brûlant. L'atmosphère, folle et joyeuse. Martyrisée par cinquante ans de dictature, la Birmanie s'étourdit avec ses législatives partielles de ce 1er avril. À chacun des déplacements de campagne de la célèbre opposante, Aung San Suu Kyi, ce sont les mêmes scènes de liesse. Dans les rizières du delta de l'Irrawaddy, le long des pistes poussiéreuses de l'État shan ou dans les rues de Mandalay, une foule immense afflue, boit ses paroles et l'acclame.

La démocratie, la conscience politique, le droit des hommes à vivre heureux, dont elle parle dans ses discours, donnent le vertige à ses partisans. Alors, ils pleurent dans son sillage, soupirent qu'ils peuvent mourir maintenant qu'ils l'ont aperçue ou jurent qu'ils sont prêts à s'interposer entre elle et un fusil.

Malgré quatorze années de réclusion, la fille du général Aung San, héros de l'indépendance, jouit toujours d'une immense popularité. De nouveau libre, Aung San Suu Kyi, 66 ans, a choisi de s'e

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant