La journée d'une contrôleuse de la Cnaf

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Une visite au domicile des bénéficiaires permet de lever certains doutes. Mais la vérité se trouve aussi dans les nombreux fichiers auxquels les CAF ont désormais accès.

Arnaud * n'a pas honoré son rendez-vous avec Marie-Christine Francini, contrôleuse de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) à Paris. Dans le grand immeuble XVIIIe du Ier arrondissement, à un jet de pierre de l'Opéra et de la place Vendôme, l'interphone sonne dans le vide et le portable est sur répondeur. Le jeune homme de 30 ans, bénéficiaire du RSA, a-t-il eu peur de s'expliquer sur sa situation personnelle? A-t-il voulu gagner du temps? Mme Francini en sait déjà long sur Arnaud: un coup d'œil dans les fichiers de l'Urssaf et des impôts lui ont appris que le jeune homme n'a jamais eu le moindre employeur, n'a jamais payé d'impôts et vit dans 38 mètres carrés avec François, qui émarge à 70.000 euros par an dans une grande banque. Evidemment, de là à penser que François ne fait pas qu'«héberger» Arnaud... L'enjeu est de taille: si la Cnaf découvre que le jeune homme vit en concubinage, il perdra son RSA et toutes les autres aides associées (no

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