La journaliste française Florence Hartmann libérée par le TPI

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    LA HAYE, 29 mars (Reuters) - La journaliste française 
Florence Hartmann, ancienne porte-parole du Tribunal pénal 
international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a bénéficié mardi 
d'une libération anticipée après avoir passé cinq jours en 
détention pour outrage à la cour. 
    Correspondante du journal Le Monde pendant le conflit dans 
les Balkans, Florence Hartmann avait été arrêtée jeudi par les 
gardes du TPIY alors qu'elle était venue assister au verdict du 
procès de l'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic. 
    La journaliste âgée de 53 ans avait été condamnée en 2009 à 
7.000 euros d'amende pour outrage à la cour après avoir révélé 
deux ans plus tôt dans un livre deux décisions confidentielles 
de la cour d'appel du TPIY de ne pas rendre publics des 
documents qui prouvaient, selon elle, l'implication de l'Etat 
serbe dans le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica en 1995. 
    Florence Hartmann avait refusé de payer cette amende et la 
peine avait alors été alourdie à sept jours de prison. La France 
et les Pays-Bas avaient refusé de l'extrader. 
    "Le fait que Hartmann ait accompli les deux tiers de sa 
peine et son comportement exemplaire dans le quartier 
pénitentiaire des Nations unies ont plaidé en faveur d'une 
libération anticipée", a déclaré le président du Tribunal, 
l'Américain Theodor Meron. 
    Florence Hartmann a été la porte-parole du procureur général 
du TPIY, Carla del Ponte, de 2000 à 2006. 
     
 
 (Thomas Escritt; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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