La jeunesse de Casablanca aspire au changement

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REPORTAGE - Le refus du mouvement 20 Février de se transformer en organisation politique a participé à sa perte d'influence auprès d'une jeunesse en quête de repères

Avec ses cheveux longs et sa barbe, Yassine, 23 ans, ressemble au Christ. «Un des prophètes de l'islam», souligne-t-il, amusé par le rapprochement. Le jeune homme est technicien au «help desk» d'un centre d'appel d'un grand opérateur de téléphonie française. Il est un des 1.800 employés qui se relayent devant des pupitres dans un immeuble de verre de la banlieue de Casablanca, la capitale économique marocaine, pour donner des conseils techniques aux clients lorsque «leur box tombe en rade» quelque part en France. Un job «stressant» et «usant» payé entre 300 et 600 euros par mois selon les primes.

Ce vendredi, après avoir quitté le plateau, il ira poser un bulletin dans l'urne. Enfant de la mondialisation, il n'est pas islamiste mais il votera pour les candidats du PJD, un parti «honnête». Yassine roule dans une petite Logan, s'informe via le site Internet d'al-Jezira et pense que «les révoltes arabes ont ouvert des portes pour s'exprimer». «On subit

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