La jeunesse bianconera de Mancini

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Mancini et la Juve, c'est une histoire d'amour à sens unique. Le beau gosse a souvent clamé haut et fort son attraction pour la Vieille Dame, mais jamais elle ne lui a rendu quoi que ce soit.

Dans le monde du foot, l'honnêteté n'est pas vraiment une qualité. C'est plutôt une faiblesse. Pour preuve, à chaque fois que Mancini croise la route de la Juve, on remet ses sentiments passés sur la table. On lui demande si ça va. Si ce n'est pas trop dur de jouer contre son amour de jeunesse. S'il s'en est remis depuis. S'il croit toujours que ça peut coller entre eux. Car Roberto ne s'en est jamais caché : petit, son cœur s'emballait pour la Juventus. Il en parle aujourd'hui comme s'il avait digéré cet échec, car il a connu de nombreuses autres histoires depuis. Mais on sent toujours une pointe d'amertume, de regret dans ses mots. Car tant joueur qu'entraîneur, il ne s'est jamais rien passé entre eux. Tout juste des espoirs.

À un jour près


En fait, le petit Roby, natif de Jesi, une petite ville du Centre–Est de l'Italie, n'a pas eu le choix d'aimer qui il voulait. Comme beaucoup d'enfants, c'est son père, Aldo qui l'a poussé dans les bras de son équipe. La Vieille Dame en l'occurrence : "La première fois, il devait avoir 6 ans. Et par la suite, je l'emmenais dès que je le pouvais au stade. Il est même venu voir des "Derby della Mole"", se rappelle Aldo dans le Corriere Adriatico. Des souvenirs que son fils raconte lui aussi, dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, avec beaucoup de passion : "On se rendait souvent au stade le dimanche, avec le bus du Juventus Club Jesi. Nous partions à 6 heures du matin avec un pique-nique préparé par ma mère. Sept heures de voyage, mais ça ne nous embêtait pas, on était des supporters passionnés."

Le temps passe et le petit Roby devient grand. Il fait ses débuts en pro à Bologne à 17 ans. Et puis il est transféré à la Samp, à l'été 1982. Les vacances durant lesquelles il a raté le coche. La seule et unique opportunité qu'il a vraiment eue et loupée. "Et si Boniperti (le dirigeant de la Juve de l'époque) avait passé un certain coup de fil une journée plus tôt ? Il a appelé Bologne le lendemain de mon transfert à la Samp, regrette le Mancio dans la Gazzetta. Si j'avais reçu les deux coups de fil en même temps, j'aurais choisi la Juve. C'était la première saison de Platini, j'aurais commencé sur le banc de touche. Mais j'aurais trouvé rapidement un moyen de m'intégrer avec Michel et vous auriez assisté à beaucoup de belles parties !" Trop tard, les yeux de Robert…




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