La "Jardelisation" de Cristiano Ronaldo

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La "Jardelisation" de Cristiano Ronaldo
La "Jardelisation" de Cristiano Ronaldo

Mario Jardel, Cristiano Ronaldo. Il y a une dizaine d'années, tout les séparait. Pourtant, le Portugais a apporté quelques réglages à son jeu, au point de présenter de nombreuses similitudes avec le "cabeceador" brésilien, à commencer par le jeu de tête et l'amour pour la surface de réparation. Retour sur la plus incroyable des évolutions depuis l'invention des Pokemons.

La vidéo a fait le tour du monde en quelques minutes. On y voit Cristiano Ronaldo mettre à l'amende le pauvre Borges, humilié par l'enchaînement virgule/petit pont du Portugais. L'image est presque devenue rare de la part du triple Ballon d'or, tant il a changé de registre au fil des années. Plutôt buteur que dribbleur, CR7 a épuré son jeu au fil des saisons pour devenir l'antithèse même de ce qu'il était en débarquant chez les pros du Sporting, à savoir un type qui vivait pour aligner les petits ponts et les passements de jambe en tout genre. Des grigris que le poétique László Bölöni aime comparer "aux épines d'une rose. Mon travail d'entraîneur, c'était d'en retirer le maximum, mais aussi d'en garder les meilleures. Car une belle rose doit aussi avoir des épines." Le problème, c'est qu'elles se sont envolées avec le temps, et avec elles tout le romantisme du jeu de Cristiano Ronaldo, dont le geste préféré est devenu la frappe, et l'arme la plus redoutable sa détente de perchiste. Il plante des deux pieds et de la tête, soit, mais le frisson n'est plus là. Les buts d'anthologie se font plus rares. Aujourd'hui, CR7 marque des buts en veux-tu en voilà, mais la plupart d'entre eux sont pourris et prémâchés par ses coéquipiers. "Il a peut-être perdu un peu cette folie de gosse qu'il avait à 18 ans, mais c'est normal", analyse son ancien coéquipier David Bellion. Pire, ses dernières sorties ont montré un Ronaldo pratiquement abandonné par son coup de rein et difficilement capable d'éliminer en un contre un, lui qui jadis était imbattable à ce jeu. À croire que le Portugais est victime d'une malédiction le transformant lentement mais sûrement en Mario Jardel, sans la drogue et le gros bide. Mais comment et pourquoi en est-il arrivé là ?
"En dehors de la surface, Jardel était un joueur de DH"
Évidemment, la comparaison est relative, mais la théorie est belle. Il y a dix mondes d'écart entre les deux anciens pensionnaires du Sporting. Et si Bölöni le pouvait, il punirait quiconque oserait aligner les deux noms dans la même phrase, bien qu'il ait accepté de comparer ses deux anciens attaquants. "Jardel était statique, il se servait de sa force et sa détente pour faire la différence dans la surface. Ronaldo, même s'il joue en pointe, est un joueur d'espaces. Il a besoin de liberté et court beaucoup. En dehors des 16m50, Jardel, c'était un joueur...


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