La Jamaïque réhabilite sa filière café-cacao

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Le gouvernement jamaïcain veut rationnaliser sa filière café-cacao en fusionnant trois organismes d'Etat en une seule structure administrative. Le ministre de l'Agriculture, Roger Clarke, a annoncé le 8 juin être sur le point de recruter un consultant pour mener à bien la fusion entre le Conseil de l'industrie du cacao, le Conseil de l'industrie du café et la division exportation du ministère de l'Agriculture. Le système de commercialisation par l'Etat, via les Conseils de l'industrie du cacao et du café, fait l'objet de critiques et apparaît peu efficace pour offrir de bons prix aux producteurs.

Cette annonce s'inscrit dans un plan de réhabilitation de  la filière café-cacao du pays, soutenu notamment par l'Union européenne, dont l'objectif est surtout d'augmenter les volumes de production qui se sont effondrés ces dernières décennies. La récolte de cacao se limite à quelques centaines de tonnes par an, et celle de café à 1.800 tonnes en 2011-2012 selon l'USDA. Ces deux dernières années, près de 1.000 hectares de champs de cacaoyers à l'abandon ont déjà été réhabilités.

Si les volumes de cacao comme de café jamaïcains sont très faible à l'échelle mondiale, ces produits sont reconnus pour leur qualité. Le café Blue Mountain par exemple, dont 90% des exportations sont destinées au Japon, est souvent considéré comme l'un des meilleurs du monde et est l'un des plus chers. Quant au cacao, l'essentiel de la production concerne des cacaos fins ou spéciaux, vendus presque exclusivement en Europe de l'Ouest à des chocolateries haut de gamme. Le gouvernement cherche à inciter les producteurs à privilégier cette qualité, parfois fluctuante. Mais aussi à développer une industrie de transformation pour des produits à forte valeur ajoutée.

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