La Hongrie pourrait envisager un "corridor" pour les migrants

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(Actualisé avec détails, contexte, citations) BUDAPEST, 24 septembre (Reuters) - La Hongrie pourrait envisager la création d'un "corridor" pour permettre aux migrants venant de Croatie de traverser son territoire en train ou en autocar, à condition que l'Autriche et l'Allemagne le veuillent bien et en assument l'entière responsabilité, a déclaré jeudi le secrétaire général du gouvernement magyar. L'objectif numéro un du gouvernement hongrois est d'assurer la protection des frontières nationales, a déclaré le secrétaire général, Janos Lazar. La clôture mise en place le long des frontières avec la Serbie et avec la Croatie et les réglementations draconiennes adoptées servent ce but, a-t-il précisé. "Si l'Autriche et l'Allemagne le veulent et en assument la responsabilité, de même que les autres Etats membres de l'UE, le gouvernement hongrois envisagera de permettre aux migrants à la frontière hongroise de passer par la Hongrie, sur la base d'un cadre clairement défini", a-t-il continué. Lazar a précisé que cette initiative ne devait présenter "aucun risque sécuritaire" pour la Hongrie et le Premier ministre Viktor Orban doit présider une réunion du cabinet de sécurité nationale jeudi avant une visite en Autriche vendredi, rapporte l'agence de presse MTI. En procédant à la fermeture totale de sa frontière avec la Serbie, la Hongrie a cru endiguer l'arrivée de migrants sur son territoire. Les réfugiés ont alors emprunté un chemin de contournement par la Croatie avant de revenir sur le sol hongrois. La police hongroise a enregistré le passage de plus de 10.000 migrants pour la seule journée de mercredi. La Hongrie, soutenue par la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, s'est opposée au plan de l'Union européenne de répartition de quelque 120.000 migrants entre les Etats membres de l'espace communautaire. Janos Lazar a expliqué que ce système de quotas, approuvé par Bruxelles, était "foncièrement imparfait" et que son pays envisageait de le contester en justice. "Cette proposition de quotas est un exemple typique de l'impérialisme moral que l'Allemagne impose à l'Europe", a-t-il jugé. (Krisztina Than; Eric Faye pour le service français)

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