La hiérarchie se précise

le , mis à jour à 07:00
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La hiérarchie se précise
La hiérarchie se précise

Le ventoux est un juge de paix, qu'il soit ou non amputé de ses six derniers kilomètres. Sur ses pentes sèches, il ne laisse que les plus forts émerger quand la bagarre fait rage. Hier, au chalet Reynard, une hiérarchie s'est clairement dessinée entre les favoris. On l'avait déjà entrevue sous la grêle en Andorre, mais cette fois, dans les bourrasques de la Provence, les choses sont nettes.

 

Il y a d'abord un grand perdant. Nairo Quintana, le Colombien de Movistar, dont tout le monde attendait le numéro sur un terrain propice aux exploits d'un pur grimpeur, a manqué de coffre et de punch. Après deux attaques mollassonnes, il est rentré dans le rang et s'est contenté de s'accrocher au groupe des poursuivants du Maillot jaune. Le Tour s'est sans doute déjà envolé pour lui, car s'il est juste en montagne, on ne voit pas trop où il pourra reprendre du temps, d'autant que le contre-la-montre, aujourd'hui, risque de le rejeter à deux ou trois minutes au classement général.

 

Froome, Porte et Mollema : le podium à Paris ?

 

C'est un trio, en fait, qui a marqué des points. Froome, Porte et Mollema formeront probablement le podium sur les Champs-Elysées. Dans quel ordre ? L'avantage revient au Britannique de la formation Sky. S'il ne semble pas capable de surclasser ses rivaux cette année comme il l'a fait en 2013 ou 2015 lors de ses succès, son audace et la force de son équipe devraient lui permettre de conserver sa tunique or. Sur le chrono, cet après-midi, il peut en outre creuser des écarts.

 

Richie Porte, son ancien lieutenant passé chez BMC, apprécie également l'exercice. Sans une crevaison lors des derniers kilomètres de la 2e étape qui lui a fait perdre 1'45'', l'Australien, qui ne lâche pas Froome d'un centimètre, serait d'ailleurs son dauphin. Le plus surprenant, finalement, est sans doute Bauke Mollema, le Néerlandais de Trek. A 29 ans, celui qui a fini 6e de la Grande Boucle en 2013 et 7e l'an ...

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