La hausse du prix de l'essence accroît les tensions à Téhéran

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Le régime a déployé des forces de police dans les stations-service pour prévenir tout incident.

Ni manifestation, ni graffitis sur les murs. L'augmentation soudaine, la semaine dernière, des prix de l'essence n'a provoqué aucun soulèvement apparent dans les rues de Téhéran. Mais l'initiative gouvernementale, qui va de pair avec une répression renforcée, risque d'écorcher encore plus la popularité de Mahmoud Ahmadinejad, déjà largement contesté depuis sa réélection controversée en juin 2009. «Cette mesure est une pression supplémentaire sur les couches moyennes et inférieures de la société», se sont aussitôt insurgés les deux principaux leaders de l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi. Les deux politiciens réformistes rappellent que «sa mise en œuvre intervient alors que le pays fait face à des sanctions internationales sévères, que l'économie stagne, que le taux de chômage dépasse les 30% dans la plupart des provinces et que l'inflation est hors de contrôle».

Depuis l'annonce de la réforme des prix subventionnés, d

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