La hausse du CA trimestriel d'Unilever inférieure au consensus

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LE RALENTISSEMENT DES MARCHÉS ÉMERGENTS CONTINUE D'AFFECTER LA PROGRESSION DU CA D'UNILEVER
LE RALENTISSEMENT DES MARCHÉS ÉMERGENTS CONTINUE D'AFFECTER LA PROGRESSION DU CA D'UNILEVER

LONDRES (Reuters) - Unilever a publié mardi une croissance du chiffre d'affaires inférieure aux attentes au quatrième trimestre, le tassement des marchés émergents qui avait déjà affecté la performance dans le courant de l'année ne s'étant pas démenti.

La croissance du chiffre d'affaires trimestriel, hors effet de changes, cessions et acquisitions, a été de 2,1%, alors que les analystes anticipaient 2,6%. Sur l'ensemble de l'année, la croissance du chiffre d'affaires est de 2,9%, en deçà du consensus qui donnait 3,1%.

Le groupe de produits de grande consommation avait subi au troisième trimestre une croissance du chiffre d'affaires la plus faible en cinq ans, en raison des déconvenues des marchés émergents.

La croissance est restée faible dans les marchés émergents où l'environnement économique pèse sur la demande du consommateur. Les marchés développés ont stagné, avec une modeste accélération en Amérique du Nord en partie compensée par un marché en recul en Europe.

"Nous ne comptons pas sur une amélioration sensible des conditions du marché en 2015", a dit le directeur général Paul Polman. "Dans ce contexte, nous pensons que la performance annuelle sera du même ordre qu'en 2014, avec un premier trimestre en retrait puis une amélioration de la croissance en cours d'année".

Le résultat opérationnel annuel a toutefois dépassé le consensus, ressortant à 7,02 milliards d'euros contre 6,9 milliards attendus, grâce à des mesures de réduction des coûts.

Le fabricant de la crème glacée Ben & Jerry's, du savon Dove et du thé Lipton réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires dans les pays émergents et a donc subi l'impact d'événements tels que le ralentissement de la croissance en Chine, la récession au Brésil et les sanctions occidentales contre la Russie.

Le groupe a l'an passé supprimé 1.400 emplois, réduit fortement sa gamme de produits et revendu les filiales non performantes. C'est ainsi qu'il s'est séparé de sa marque Slim-Fast, de ses sauces Ragu et Bertolli, du beurre de cacahuète Skyppy et des assaisonnements Wishbone.

Unilever a enfin annoncé le mois dernier un projet de scission de ses margarines en Amérique du Nord et en Europe.

L'action perd plus de 2% en ouverture, à 2.672 pence.

(Kate Holton et Martinne Geller, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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