La hausse du budget de la Culture 2017 votée à l'Assemblée, satisfecit à gauche

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La gauche n'a "pas boudé son plaisir" mercredi à l'Assemblée pour voter les crédits 2017 de la Culture, qui repasseront au-dessus du seuil symbolique de 1% du budget de l'Etat, la droite s'abstenant vu le bilan "décevant" du quinquennat dans ce domaine.

Les crédits pour la culture (création, transmission des savoirs) et le patrimoine progressent de quasiment 7% dans le projet de loi de finances (hausse de 173 millions d'euros) et représentent 1,1% du budget, "engagement historique qui montre la place que le gouvernement accorde à la culture" et vise "tous les publics, tous les artistes", a vanté la ministre, Audrey Azoulay.

Après l'accession de M. Hollande à l'Élysée, le budget de la culture avait baissé successivement de 4% en 2013 et de 2% en 2014, avant de se stabiliser en 2015, puis de repartir à la hausse en 2016 (+2,7%).

Après les attentats, un effort particulier est fait pour la sécurité dans les institutions culturelles, avec 9 millions d'euros et 73 emplois programmés 2017. Le Fonds d'urgence pour le spectacle vivant va être prolongé et abondé.

Dans un contexte difficile marqué par la baisse de fréquentation touristique, les musées nationaux bénéficieront d'une hausse de 6 millions de leur subvention de fonctionnement (+2%) et de 50 emplois, notamment pour la sécurité.

Tous les groupes de gauche ont exprimé un enthousiasme marqué, observant que, finalement, le budget de la Culture aura connu une augmentation de 2% depuis 2012 et rappelant pour certains "l'étonnement d'avoir vu un gouvernement de gauche baisser ces crédits".

"Nous ne bouderons pas le plaisir de pouvoir voter un budget de la Culture en forte augmentation" dans la dernière année de la législature, a ainsi lancé Marie-George Buffet pour le Front de Gauche, malgré quelques réserves, comme sur l'ouverture prévue de musées comme Orsay ou Le Louvre "sept jours sur sept".

Dans ses remerciements, le socialiste Marcel Rogemont a notamment salué le Premier ministre, Manuel Valls, pour "avoir, pas à pas, rétabli une priorité que nous n'aurions jamais dû altérer".

A moins de sept mois de la présidentielle, l'orateur du groupe Les Républicains François de Mazières a qualifié la ministre d'"artiste du trompe-l'oeil" cherchant à "redorer le bilan culture d'un quinquennat terriblement décevant", avec "trois ministres, aucune ligne politique" et "le patrimoine comme grand sacrifié".

Ce député-maire de Versailles (Yvelines) a reproché à la majorité de réduire la culture à "un potentiel de voix au moment des élections" avec des "annonces de dernière minute au financement très incertain".

Au nom des centristes, l'UDI François Rochebloine a justifié l'abstention par le "bilan en demi-teinte du quinquennat".

Face notamment à une série d'amendements, principalement LR, quasiment tous rejetés, Mme Azoulay a longuement récusé des "critiques infondées" à ses yeux notamment sur le patrimoine, ou défendu le "réengagement progressif" en faveur des conservatoires.

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  • rleonard il y a 3 semaines

    comme ca ils pourront augmenter les subventions aux jeunes talents (Aznavour, Halliday et les autres) une honte. comme tous ils peuvent faire des économies mais c'est on mot qui ne doit pas exister dans leurs encyclopédies