La hausse des prix à la consommation : + 0,4%

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Chaque mois, l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, publie une note de conjoncture qui résume l’évolution mensuelle et annuelle des prix à la consommation. Pour cela, l’Insee utilise l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), obtenu grâce à l’analyse de plus de 200 000 prix collectés en France.

Les prix ont beaucoup augmenté entre septembre 2015 et septembre 2016
Les prix ont beaucoup augmenté entre septembre 2015 et septembre 2016

Comment est calculé l’IPC ?

Pour calculer l’Indice des Prix à la Consommation, des enquêteurs collectent 160 000 prix sur l’ensemble du territoire français. Les autres prix, environ 40 000, sont transmis directement par des entreprises comme EDF, les opérateurs téléphoniques, SNCF… Afin que chaque famille de produits soit représentée de façon réaliste dans le panier des biens, l’Insee procède à une pondération. En effet, l’alimentaire et les transports ne pèsent pas de la même façon dans les dépenses d’un foyer. L’IPC de base est 100. Lorsque l’indice dépasse cette valeur, les prix ont augmenté, lorsqu’il est inférieur à 100, les prix ont baissé. On exprime ces variations par un pourcentage.

Une hausse des prix de 0,4% entre septembre 2015 et septembre 2016

C’est la plus forte hausse annuelle enregistrée depuis octobre 2014. Parallèlement, les prix ont baissé de 0,2% en septembre par rapport à août, une variation saisonnière habituelle et prévisible résultant de la consommation accrue des ménages pendant les congés d’été, et du prix en baisse des hébergements touristiques et des loisirs. Cette baisse saisonnière n’a pas été aussi prononcée que les autres années. En septembre 2015 et 2014, elle avait atteint -0,4%. Toutes les familles de produits n’ont pas vu leurs prix varier de la même façon depuis un an. Parmi les hausses notoires, on observe une évolution de +3,5% du prix des produits frais et de +3,3% pour les communications. En revanche, le prix des transports a baissé de 0,6% en moyenne, et celui des produits de santé de 2,7%. Les prix de l’énergie ont baissé de 1,1% et ceux de l’habillement et des chaussures sont restés stables.

L’inflation en France : les prévisions

Pour 2016, l’inflation en moyenne annuelle ne devrait pas dépasser 0,2% selon la Banque de France. La forte baisse des produits pétroliers, observée depuis 2015, est en grande partie responsable de cette faible inflation. Une hausse est attendue avec une inflation de 1,1% en moyenne annuelle en 2017 et de 1,4% en 2018. Elle atteindrait finalement 1,5% au dernier trimestre 2018, en glissement annuel, c’est-à-dire par rapport au dernier trimestre 2017. Pour comparer l’inflation dans les pays européens, qui ne calculent pas leur IPC de la même manière, on utilise l’Indice des Prix à la Consommation Harmonisé (IPCH). Dans l’IPCH, seule la part à la charge du consommateur est prise en compte en ce qui concerne la protection sociale et l’enseignement. C’est la différence majeure entre IPC et IPCH pour la France.

Trucs et astuces

Bien que les ménages préfèrent logiquement voir les prix baisser, la Banque centrale européenne a pour objectif de maintenir une inflation à 2%. Pourquoi ? Principalement parce qu’une inflation à 2% est une marge de sécurité contre la déflation tout en témoignant d’une certaine stabilité des prix.
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