La hausse des loyers s'accélère

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Depuis janvier, ils ont augmenté de 2,4% en moyenne soit bien plus que l'inflation. Mais toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne.

Les loyers facturés aux nouveaux locataires repartent à la hausse. Entre janvier et novembre, ils ont augmenté ainsi de 2,4% en moyenne sur un an, soit bien plus que l'inflation (+1,9%), selon l'Observatoire des loyers Clameur. L'augmentation des quittances s'est accélérée depuis l'été, car au cours des huit premiers mois de l'année, elle n'était que de 1,2%, selon l'étude portant sur 206.000 logements et qui a été réalisée en partenariat avec des administrateurs de biens et des agences immobilières. Pour l'ensemble de 2012, l'auteur de l'enquête, Michel Mouillart, anticipe «une augmentation de 2%» alors que jusqu'à présent il estimait qu'elle «n'excéderait pas 1,5%».

Cependant, toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Les loyers des nouveaux baux ont surtout augmenté dans les métropoles (Paris et notamment les grandes villes universitaires) où la demande locative reste insuffisante par rapport à l'offre. Alors que depuis le début de l'année la hausse, sur un an, est de 4,9% en Ile-de-france et de 3,6% en Aquitaine, elle n'est que de 1,6% sur l'ensemble des villes de province et les loyers baissent même en Auvergne (-0,2%) ou sont stables en Languedoc-Roussillon et en Lorraine. Les villes qui progressent le plus sont Paris (+5,6%), Toulon (+5,4%), Argenteuil (Val d'Oise, + 5,4%), Saint-Denis (+5,4%), Besançon (+4,1%), Bordeaux (+3,3%) et Nice (+3,0%). La situation du marché parisien est «particulièrement tendue, compte tenu de la pression des demandes qui s'y présentent», souligne ainsi l'étude. En revanche, les loyers diminuent à Limoges (-0,7%) et Angers (-0,8%).

«Il n'est pas à exclure que face aux évolutions futures des recettes locatives certaines hausses aient été vives, alors qu'en d'autres circonstances la tendance aurait été à plus de modération», souligne également l'enquête. Autrement dit, certains propriétaires bailleurs ont peut-être augmenté de façon plus prononcée les loyers avant d'être contraints par la loi. Depuis le 1er août, les hausses de quittances facturées lors d'une relocation ou du renouvellement du bail, sont encadrées dans 38 agglomérations, où les loyers sont jugés très élevés. Le dispositif prévoit que dans ces agglomérations (Paris, Lyon, Marseille ou Nice, mais aussi Forbach, Menton ou Annemasse, le propriétaire ne peut pratiquer une hausse supérieure à celle de l'indice de référence des loyers, l'IRL (2,15% sur un an au troisième trimestre), utilisé pour la révision annuelle des baux en cours.

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  • titi18 le mercredi 28 nov 2012 à 21:29

    normal, les charges et taxes augmentent, il faut bien répercuter ces augmentations.