La Guinée équatoriale l'a fait !

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Montée de toute pièce ou presque juste avant la compétition, la Guinée équatoriale, pays organisateur de cette coupe d'Afrique des Nations 2015, a dominé le Gabon pour obtenir sa qualification en quarts de finale (2-0) Une victoire qui porte le sceau ou plutôt le gant d'un homme : Felipe Ovono.

Une main ferme, une claquette, des plongeons salvateurs, un peu de réussite : Felipe Ovono a sorti le registre complet du parfait portier pour illuminer l'Estadio de Bata de tout son talent. Inspiré par la présence d'un homonyme dans le camp d'en face ou juste motivé pour emmener son pays plus loin dans la compétition, l'habituel gardien du Deportivo Mongomo (D1 équato-guinéenne) a réalisé la prestation parfaite devant les attaquants gabonais qui ont fini par être écœurés. Evidemment à force de ne pas convertir ses occasions, le Gabon a fini par se mettre en difficulté et l'a payé. La Guinée équatoriale poursuit ainsi son incroyable aventure après avoir récupéré l'organisation de cette Coupe d'Afrique des Nations à la dernière minute et finit même première du groupe à la faveur de la victoire du Congo contre le Burkina Faso. Le Gabon rentre chez lui plein de regrets.
La bataille des Ovono
Quelle est la différence entre un Ovono et un Ovono ? A priori la même qu'entre le bon chasseur et le mauvais chasseur. Soit une évidence pour les initiés. Désigner le meilleur entre le Gabonais Didier Ovono et l'Équato-guinéen Felipe Ovono est donc une formalité. D'autant plus quand le dernier rempart du Gabon ne maitrise pas les dimensions de sa surface et concède un coup-franc surréaliste pour débuter la partie (7'). Javier Balbao n'en profite pas, certes, mais le ton a au moins le mérite d'être donné : la Guinée Équatoriale a les armes pour se qualifier et les munitions fournies par son adversaire. Kike Boula lâche d'ailleurs son premier rush, sur le champ de bataille, pour réveiller son peuple et contraindre Obiang à le faucher et écoper d'un carton jaune. Dans son style si particulier, digne d'une version moderne de l'art de la guerre, le Nzalang Nacional croit planter la première banderille mais Ecuele Manga sauve devant Bosio.

De quoi réveiller les Panthères de Jorge Costa qui déploient leurs attaques sur tous les fronts pour trouver l'ouverture dans les lignes ennemies. Mais ni Aubameyang ni Bulot ne parviennent à passer Felipe Ovono qui repousse miraculeusement (21', 30'). Une demi-heure de jeu et bien des frissons pour le général Esteban Becker qui peut remercier son surprenant gardien. Le lieutenant Nsue entre, lui, enfin en scène mais son centre est trop long pour trouver Bosio. Ce dernier, en attendant une bonne cartouche, tente une magnifique frappe en pivot à l'entrée de la surface mais...




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