La Guinée équatoriale compte sur la Cour internationale de justice pour échapper à la justice française

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Teodorin Obiang en juin 2013.
Teodorin Obiang en juin 2013.

Malabo espère que la juridiction onusienne de la Haye suspende les procédures intentées à Paris contre son vice-président, Teodorin Obiang.

La Guinée équatoriale ne s’en cache pas : c’est bien l’ordonnance de renvoi de Teodorin Obiang devant la 32e chambre correctionnelle de Paris, délivrée le 5 septembre, qui a motivé son recours devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye. L’Etat équato-guinéen demande à la juridiction onusienne d’ordonner la suspension des procédures françaises engagées contre son vice-président, Teodorin Obiang, ainsi que la saisie de l’immeuble du 42, avenue Foch.

Après, seulement, la Cour pourra se prononcer sur le fonds du dossier dont elle a été saisie en juin : l’immunité diplomatique de Teodorin Obiang, qui est aussi le fils du président, et l’inviolabilité de locaux dont il affirme user pour sa mission diplomatique en France. « Un hôtel particulier privé », rétorque à l’audience de mardi 18 octobre l’avocat de la France, Alain Pellet. « Cet immeuble est un bien privé, soupçonné d’être le fruit du blanchiment d’argent », ajoute François Alabrune, directeur des affaires juridiques du Quai d’Orsay. Selon les réquisitions du parquet financier, il est « le produit de détournements de fonds publics » et de « corruption ».

La partie équato-guinéenne est donc inquiète. « L’immeuble risque d’être confisqué puis vendu aux enchères », plaidait, la veille, Me Jean-Charles Tchikaya. Aucun risque, affirme Paris, aussi longtemps que l’affaire pour blanchiment qui pèse contre Teodorin Obiang n’aura pas été définitivement jugée. De fait, le procès en France ne s’ouvrira pas avant 20...

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