La Guinée-Bissau suspendue à l'humeur des militaires

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Ils ont pris le pouvoir pour s'opposer à l'élection du favori de la présidentielle.

Il est des coups d'État qui ne surprennent pas. Celui qui a conduit jeudi les militaires de Guinée-Bissau à prendre le pouvoir est l'un d'eux. Dans cet État hautement instable, les soldats ont une fois de plus occupé les rues presque sans recours à la force, barrant les artères de la capitale et particulièrement celle qui mène à la maison de l'ex - premier ministre, Carlos Gomes Junior, dit Cadogo. L'homme fort du pays, arrivé largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle du 18 mars, y serait retenu prisonnier, privé de tout contact avec l'extérieur. Sa sécurité serait menacée, selon ses proches. Ce brutal arrêt du processus électoral, puis la suspension lundi de la Constitution et des institutions sont le fruit de semaines de tension entre l'ancien gouvernement et l'armée.

«L'inimitié entre les officiers et Carlos Gomes était de notoriété publique. Cadogo, qui a l'oreille des milieux d'affaires et de la communauté internationale, ne cachait

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